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11 000 Indiens chez Dangote : le vrai scandale, c’est l’école

Onze mille techniciens indiens recrutés parce que le Nigeria n’a pas pu en aligner cent localement. Dans un pays de 235 millions d’habitants, première économie du continent. L’affaire Dangote fait le tour des rédactions africaines cette semaine, et franchement, elle ne dit rien de neuf. Elle conf...

237onlinePar Jean-Paul Dzomo Nanavendredi 4 septembre 2026 à 06:45
11 000 Indiens chez Dangote : le vrai scandale, c’est l’école
Onze mille techniciens indiens recrutés parce que le Nigeria n’a pas pu en aligner cent localement. Dans un pays de 235 millions d’habitants, première économie du continent. L’affaire Dangote fait le tour des rédactions africaines cette semaine, et franchement, elle ne dit rien de neuf. Elle confirme juste ce que tout le monde savait déjà sans oser le dire tout haut. Le diagnostic derrière le chiffre Dangote n’a pas choisi l’Inde par caprice ou par mépris. Il a choisi ceux qui savent faire tourner une raffinerie. Point. Sa raffinerie de Lekki, l’une des plus grosses unités de raffinage du monde avec une capacité proche de 650 000 barils par jour, exige des compétences pointues en pétrochimie que le système éducatif nigérian n’a tout simplement pas produites en nombre suffisant. Le Cameroun n’échappe pas au débat. Le pays vient justement de transformer une douzaine de CETIC en lycées techniques par décret du Premier ministre, fin août. Une bonne nouvelle sur le papier. Mais la question reste entière : ces établissements auront-ils les ateliers, les machines et les formateurs pour produire de vrais techniciens, ou resteront-ils des lycées techniques de nom seulement ? Ce que le Cameroun aurait pu mieux faire On attendait mieux qu’une simple bascule administrative de statut. Changer un CETIC en lycée technique par décret ne suffit pas si les ateliers datent des années 1990 et que les enseignants n’ont jamais vu une machine à commande numérique. Le Nigeria l’apprend à ses dépens avec Dangote. Le Cameroun ferait bien d’en tirer la leçon avant que son propre projet de raffinerie ou d’industrialisation ne bute sur le même mur. Difficile de ne pas y voir une occasion manquée. Le pays aurait pu accompagner ces transformations d’un vrai plan d’équipement, de partenariats avec des industriels comme la Sonara ou Alucam, de bourses ciblées vers la mécanique industrielle et l’électrotechnique. Rien de tout cela n’accompagne, pour l’instant, le décret du 28 août. Les intentions existent. Les moyens, eux, restent à confirmer. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, Jean-Paul Dzomo Nana couvre l'actualité politique et diplomatique du continent africain.
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