Accident de Nomale : Tata Emmanuel au cœur de la tourmente
Seize morts et 42 blessés, un bilan qui porte un nom : Tata Emmanuel. C’est ce transporteur, exploitant sous couvert de la compagnie Mangwa Boy, que le ministère des Transports pointe directement dans le communiqué du 14 août 2026. Le drame de Nomale, sur l’axe Yaoundé-Bafoussam, n’est pas qu’un ...
237onlinePar Alain-Claude Ndomsamedi 15 août 2026 à 20:23

Seize morts et 42 blessés, un bilan qui porte un nom : Tata Emmanuel. C’est ce transporteur, exploitant sous couvert de la compagnie Mangwa Boy, que le ministère des Transports pointe directement dans le communiqué du 14 août 2026. Le drame de Nomale, sur l’axe Yaoundé-Bafoussam, n’est pas qu’un accident de la route. C’est le résultat d’une activité illégale, selon les propres mots du ministère. Un homme qui exerçait sans droit Le communiqué du ministre Ngalle Bibehe Jean Ernest Masséna est sans détour. Tata Emmanuel « s’est rendu coupable de l’exercice illégal de la profession de transporteur routier ». Ce n’est pas une négligence administrative, c’est une activité menée en dehors de tout cadre légal. Le bus impliqué ne disposait d’aucun dispositif de sécurité ni de surveillance homologué. Le conducteur roulait en excès de vitesse et en état de somnolence avant de percuter un ensemble de véhicules mal stationnés et en surcharge. Douze personnes sont mortes sur place, quatre autres à l’hôpital de district de Bafia. Ça pose question. Comment un exploitant sans licence en règle a-t-il pu mettre autant de véhicules sur la route, jour après jour, sans que rien n’arrête la machine plus tôt ? Des sanctions qui arrivent bien tard Le ministère a réagi vite après le drame. Retrait immédiat de la licence de transport N°AUT238/SSDT/MINT/DTR/CE008 délivrée à Tata Emmanuel, immobilisation de tous les véhicules exploités sous cette licence, amende de 5 millions FCFA pour exercice illégal. Mais soyons honnêtes, ces mesures interviennent après seize décès. On attendait mieux d’un contrôle en amont, avant que des familles entières ne perdent un proche sur cet axe. Difficile de ne pas y voir une défaillance qui dépasse le simple cas Tata Emmanuel. Son nom devient pourtant le symbole de tout ce qui ne va pas dans le contrôle du transport routier au Cameroun. Le conducteur, lui, écope d’une suspension d’un an de son permis, une sanction qui paraît presque légère face à l’ampleur du bilan humain. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 15 août