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« Accident de trop » : Issa Tchiroma Bakary charge l’État après le drame de Nomalé

La tragédie de Nomalé continue de susciter des réactions au sein de la classe politique camerounaise. Après la visite sur le terrain du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, dépêché sur « hautes instructions » du président Paul Biya, c’est au tour d’Issa Tchiroma Bakary de p...

Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZlundi 17 août 2026 à 12:251 vues
« Accident de trop » : Issa Tchiroma Bakary charge l’État après le drame de Nomalé
La tragédie de Nomalé continue de susciter des réactions au sein de la classe politique camerounaise. Après la visite sur le terrain du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, dépêché sur « hautes instructions » du président Paul Biya, c’est au tour d’Issa Tchiroma Bakary de prendre la parole. Au-delà du drame, une critique de la politique de sécurité routière Un appel à une réforme en profondeur Dans un communiqué, l’ancien ministre dit avoir appris « avec consternation et une indicible tristesse » le drame survenu dans la nuit du 13 au 14 août sur la route nationale n°4 reliant Yaoundé à Bafoussam. Le bilan provisoire fait état d’au moins 16 morts et d’une quarantaine de blessés, après la collision entre un autocar de transport interurbain et un camion immobilisé sur la chaussée. « J’adresse solennellement toutes mes condoléances aux familles éprouvées et mes vœux de prompt rétablissement à nos compatriotes blessés », écrit-il. Au-delà du drame, une critique de la politique de sécurité routière Au-delà du message de compassion, Issa Tchiroma Bakary fait de cet accident le révélateur de dysfonctionnements plus profonds dans la gestion des infrastructures et de la sécurité routière. Selon lui, ce nouveau drame intervient « en l’absence de mise en œuvre effective d’une politique structurelle de prévention, de sécurité, de contrôle et de sanction dans le domaine de la circulation routière ». Dans son analyse, l’ancien candidat à la magistrature suprême énumère plusieurs faiblesses qu’il juge récurrentes : le contrôle insuffisant de la légalité des compagnies de transport, l’étroitesse de nombreux axes routiers, des accotements qu’il estime non conformes aux standards internationaux, l’absence d’éclairage sur certains tronçons, le manque de dispositifs réfléchissants ainsi que le stationnement dangereux de camions le long des routes. Il souligne également que les comportements de certains usagers contribuent à ces tragédies, tout en estimant que les responsabilités ne sauraient être limitées aux seuls conducteurs. « S’il ne faut pas omettre de souligner l’irresponsabilité et le défaut de civisme de nombreux usagers de la route et notamment de chauffeurs des compagnies de transport, nombreuses sont les défaillances criardes de la gestion publique dans ce domaine », affirme-t-il. Un appel à une réforme en profondeur Pour Issa Tchiroma Bakary, la répétition des accidents mortels sur les principaux corridors routiers du pays appelle désormais une réponse structurelle. « Cet accident de trop qui endeuille nos familles, attriste notre pays et met en péril la vie de nombreux compatriotes blessés, appelle un véritable choc de gouvernance dans le domaine des infrastructures, de la sécurité et des transports routiers au Cameroun », plaide-t-il. Cette prise de position intervient alors que les autorités ont déjà engagé plusieurs mesures après le drame. Le ministère des Transports a notamment suspendu les activités de la compagnie Mangwa Boys, impliquée dans l’accident, retiré la licence de son promoteur, suspendu le permis du conducteur concerné et infligé une amende de cinq millions de francs CFA pour exercice illégal de la profession de transporteur routier. Une enquête journalistique a par ailleurs révélé que cette agence opérait sans véritable point d’embarquement ni guichet officiel, fonctionnant essentiellement par racolage.
Mis à jour 17 août
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