Accusé d’avoir agressé un policier, Jacques Bertrand Mang dénonce un « procès politique »
Jacques Bertrand Mang, militant politique basé à Douala, a été placé en détention provisoire après que ses avocats n’ont pas réussi à obtenir sa libération lors d’une audience au tribunal de Douala le jeudi 2 juillet 2026. Mang, qui a passé deux nuits à la prison centrale de New Bell, est accusé ...
Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actuelsamedi 4 juillet 2026 à 20:26

Jacques Bertrand Mang, militant politique basé à Douala, a été placé en détention provisoire après que ses avocats n’ont pas réussi à obtenir sa libération lors d’une audience au tribunal de Douala le jeudi 2 juillet 2026. Mang, qui a passé deux nuits à la prison centrale de New Bell, est accusé de trois chefs d’accusation : agression d’un agent public, entrave au fonctionnement d’un service public et diffamation sur les réseaux sociaux. Lors de l’audience de jeudi au tribunal de première instance de Bonanjo, une équipe de quatre avocats a officiellement pris en charge sa défense et a immédiatement déposé une demande de mise en liberté sous caution. L’un des avocats de la défense, Michael Khumbah Asong, a déclaré que l’équipe juridique s’était mise d’accord sur une stratégie de défense après avoir consulté l’avocate chevronnée Alice Nkom. Cependant, le tribunal n’a pas statué en faveur de la libération de Mang et a ajourné l’affaire au 10 juillet, date à laquelle le ministère public devrait présenter ses conclusions. Selon la défense, l’audience de jeudi s’est terminée vers 21 heures. Mang, cependant, rejette les accusations portées contre lui sur son compte Facebook et affirme être poursuivi injustement. Selon le militant, l’incident ayant conduit à son arrestation a débuté à Youpwé après le vol et la détérioration présumés de son téléphone portable. Il explique s’être rendu sur place pour obtenir justice, mais avoir été arrêté par des policiers, battu, humilié et emmené au commissariat. Mang conteste également l’accusation d’agression contre un agent public, qu’il qualifie de montée de toutes pièces. Il allègue que le policier impliqué a délibérément déchiré ses vêtements pour fabriquer des preuves à charge et s’interroge sur l’absence d’enquête indépendante. Le militant soutient par ailleurs que les poursuites dont il fait l’objet sont liées à ses critiques acerbes de la mauvaise gouvernance, de la corruption, des abus policiers et d’autres problèmes sociaux au Cameroun. Il affirme être pris pour cible en raison de son militantisme et non d’une quelconque infraction pénale. Le récit de Mang n’a pas été vérifié de manière indépendante. Les autorités maintiennent les accusations d’agression contre un agent public, d’entrave au fonctionnement d’un service public et de diffamation sur les réseaux sociaux.
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