Affaire Effoudou : Sani Mouhamadou saisit la justice française pour diffamation
L’affaire prend désormais une dimension judiciaire. Dans un communiqué publié le 5 août 2026 à Paris, Sani Mouhamadou annonce le dépôt de plusieurs plaintes devant les juridictions françaises. L’ancien légionnaire affirme être victime de diffamation publique et de cyberharcèlement après la diffus...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar JBM, Lebledparle.comvendredi 7 août 2026 à 11:21

L’affaire prend désormais une dimension judiciaire. Dans un communiqué publié le 5 août 2026 à Paris, Sani Mouhamadou annonce le dépôt de plusieurs plaintes devant les juridictions françaises. L’ancien légionnaire affirme être victime de diffamation publique et de cyberharcèlement après la diffusion, les 24 et 25 juillet, de vidéos dans lesquelles le capitaine Romuald Kenneth Effoudou, ancien chef du Bureau des renseignements à l’État-major particulier de la Présidence de la République, met en cause son rôle présumé dans des faits liés à la détention d’armes de guerre et à un projet de coup d’État. Les plaintes visent Romuald Kenneth Effoudou, Morgan Palmer ainsi que Jean-Pierre Rémy Ngono. Dans son communiqué, Sani Mouhamadou rappelle avoir collaboré pendant plusieurs années avec diverses institutions de l’État camerounais. Il cite notamment sa participation aux travaux du Conseil national de sécurité, sa mission d’expertise après la catastrophe ferroviaire d’Eséka en 2016, ainsi que des collaborations avec le ministère de la Défense, le ministère de l’Administration territoriale, la DGRE et le Bataillon d’intervention rapide (BIR). Il insiste sur le fait que ces missions ont été conduites dans un cadre officiel et, pour certaines, à titre bénévole. L’ancien conseiller réfute également les accusations relatives à la détention illégale d’armes. Il affirme que les équipements en sa possession ont été acquis légalement à l’étranger, importés et déclarés conformément à la législation en vigueur. Il précise détenir un pistolet Glock 19 et un fusil de type AR-15 de gamme civile, tous deux classés parmi les armes de défense. Selon lui, les photographies diffusées sur les réseaux sociaux ont été manipulées et présentent des munitions incompatibles avec son arme. Rappelant qu’une enquête administrative menée en 2023 n’avait débouché sur aucune poursuite, Sani Mouhamadou affirme vouloir obtenir devant la justice française la condamnation des personnes qu’il estime responsables, ainsi que le retrait des contenus litigieux et la réparation du préjudice qu’il dit avoir subi.
Mis à jour 7 août