Affaire Martinez Zogo : Christophe Bobiokono recadre Moussa Njoya
Le journaliste directeur de publication du Journal Kalara, soutient que le politologue surfe sur l’émotion et la proximité au détriment des arguments juridiques pour ce […]
ActuCamerounPar Armand Djaleuvendredi 4 septembre 2026 à 07:35

Il faut déjà dire à l’attention de ce monsieur que même dans les juridictions civiles, les magistrats du parquet peuvent être mutés à merci comme leurs collègues en service à la Chancellerie sans qu’il soit besoin que le Conseil supérieur de la Magistrature se tienne. De nombreux exemples emblématiques auraient pu lui éviter de raconter n’importe quoi… Le remplacement du procureur général près la Cour d’Appel du Centre, M. Oyono Abah, par M. André Bélombe à l’époque du Mounchipougate… Il y a plus récemment, le renvoi subit à la retraite du procureur général près le TCS, Émile Nsoga, de regrettée mémoire… Njoya Moussa doit aussi savoir que même si des faits nouveaux mettant effectivement en cause M. Mopa Fatouin et M. Ngoh Ngoh dans l’affaire Martinez Zogo étaient découverts (ce qui relève pour l’instant du fantasme pour certains chasseurs de primes), jamais ces derniers ne retrouveraient les 17 accusés de la procédure en cours sur le banc du Tribunal militaire de Yaoundé. Jamais en dehors d’une improbable jonction de procédure s’ils faisaient l’objet d’un renvoi en jugement pour les mêmes faits. Laisser croire le contraire relève de la diversion en faveur des accusés en difficulté que certains croient pouvoir aider… L’exemple des procès distincts contre Atangana Mebara et Marafa Hamidou Yaya au TGI du Mfoundi au sujet des 31 millions des dollars destinés à l’achat d’un avion présidentiel devrait aider ceux-là à comprendre… Un Commissaire du gouvernement convaincu d’avoir identifié des auteurs ou commanditaires présumés d’un crime relevant de sa compétence ne fait pas de l’activisme au travers de ses amis : il engage une procédure conséquente contre les suspects… Il est clair que le L-C Belinga Cerlin est en grande partie responsable de l’enlisement de l’affaire Martinez Zogo et des digressions qui entretiennent le doute sur l’issue du procès actuel… Il travaillait très clairement pour semer le doute dans les esprits et non pour mener l’accusation contre les accusés, c’est-à-dire uniquement les 17 personnes poursuivies… Il a fait barrage à la recherche de la vérité et à la collecte de certains éléments de preuve si l’on en croit certaines révélations du colonel Otoulou au sujet notamment de la chasse de certains téléphones… Et ce ne sont pas les seuls reproches qu’on pourrait lui faire. Son limogeage arrive donc un peu tard. Et l’histoire farfelue d’un second commando créé de toute pièce pour faire diversion ne peut tenir la route. Je lance ici le défi d’un débat public sur le sujet avec Njoya Moussa sur l’une des chaînes sérieuses de notre PAV pour tordre définitivement le cou à une imagination tout simplement mafieuse… Ce n’est pas parce qu’on écrit précipitamment et qu’on multiplie des critiques sur des sujets qu’on comprend à peine qu’on est pertinent. Lire la sortie de Moussa Njoya : AFFAIRÉ MARTINEZ : LA STRATÉGIE POUR ENSEVELIR TOTALEMENT LA VÉRITÉ … Après une observation minutieuse de l’affaire Martinez Zogo depuis près de trois ans et demi, et surtout eu égard au dernier mouvement au parquet, marqué par la mutation soudaine du Commissaire du gouvernement, Cerlin Belinga, je suis arrivé à une conclusion ferme : tout est fait pour que les Camerounais, ainsi que la communauté internationale, ne sachent jamais la Vérité dans cette affaire ! Et pour cela, une stratégie implacable a été mise en place : chasser tout magistrat qui ose se tourner vers une « certaine » direction, pour explorer une « certaine » piste ! En effet, force est de constater que dès qu’un magistrat évoque juste la possibilité qu’il y ait eu un second commando ayant ach.evé Martinez Zogo et déplacé le corps pour le deposee là où il a été découvert (le médecin légiste ayant affirmé elle-même qu’il s’agissait d’une « scène secondaire du crime »), surtout ose mentionner les noms du ministre d’État Ferdinand Ngoh Ngoh et de l’ancien Directeur des impôts : 1- il est pris à partie par certains lanceurs d’alertes qui vont commencer à multiplier les accusations fallacieuses de corruption contre lui, tout en multipliant les publications ainsi que des directs pour « innocenter » le SG/PR, ainsi que l’ancien DGI, alors que personne ne les a encore formellement accusés. 2- il sera vilipendé par certains journalistes, au travers des reportages et des « analyses » à charge. C’est ainsi que vous verrez même des journaux qui ne paraissaient plus depuis un bon moment revenir en kiosque, avec pour objectifs principaux : salir le magistrat concerné et discréditer toute thèse ou piste d’enquête alternative ; tout en se livrant à des plaidoyers et plaidoiries dithyrambiques au profit du SG/PR et de l’ancien DGI. 3- mieux, vous verrez certains avocats de la partie civile, qui pourtant sont censés accompagner toute initiative visant à apporter davantage de lumière dans cette affaire, s’en prendre amèrement aussi à ce magistrat ; tout en se constituant avocat pro bono du SG/PR et de l’ancien DGI. Déclarant d’office, sans qu’ils ne soient juges ou enquêteurs, que toute autre piste de recherche est fausse ! D’ailleurs, vous avez vu l’une d’elle féliciter urbi et orbi l’un des membres de la commission d’enquête mixte qui a été promu Général récemment, alors que de l’avis de tous les observateurs l’enquête préliminaire menée par cette commission a été entachée de très lourds manquements. 4- tous ces acteurs suscités plus haut vont de concert s’attaquer de manière véhémente à toute personne qui osera ne serait-ce que nuancer leurs versions des faits, en cherchant à salir sa réputation par des accusations fallacieuses de corruption. C’est ainsi qu’une avocate de la partie civile s’est permise d’appeler RFI pour demander le limogeage de son correspondant qui suit cette affaire, juste parce que le pauvre dans son reportage a osé donner aussi la parole à l’un des avocats d’Amougou Belinga. Pour elle, seule leurs versions des faits doivent être diffusées. Malheureusement pour elle, ce jeune journaliste jouit de la totale confiance de ses employeurs, du fait de l’excellence de sa moralité ! À l’issue de cette campagne de sabotage savamment menée et coordonnée, le magistrat sera viré manu militari ; les magistrats militaires ayant la malchance qu’on ne doit pas attendre le conseil supérieur de la magistrature pour les bouger ! Ce scénario très bien réglé comme sur du papier à musique est ce qui a conduit à ce qu’en trois ans et dans.une seule et même affaire, l’on a déjà enregistré :
Mis à jour Il y a 15h