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Affaire Martinez Zogo : Christophe Bobokono répond sèchement à Moussa Njoya

Christophe Bobokono estime que l’interprétation de Moussa Njoya est juridiquement infondée. Selon lui, la mutation d’un magistrat du parquet, y compris devant une juridiction militaire, relève des prérogatives normales de l’administration judiciaire et ne constitue pas, en soi, un indice d’une qu...

Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar JBM, Lebledparle.comvendredi 4 septembre 2026 à 07:53
Affaire Martinez Zogo : Christophe Bobokono répond sèchement à Moussa Njoya
Christophe Bobokono estime que l’interprétation de Moussa Njoya est juridiquement infondée. Selon lui, la mutation d’un magistrat du parquet, y compris devant une juridiction militaire, relève des prérogatives normales de l’administration judiciaire et ne constitue pas, en soi, un indice d’une quelconque volonté d’orienter le procès. Il ajoute que même si de nouveaux suspects venaient à être mis en cause, cela n’aurait pas pour conséquence de les intégrer automatiquement à la procédure actuellement en cours devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Le journaliste considère par ailleurs que Cerlin Belinga porte une part de responsabilité dans les lenteurs observées dans ce dossier. Il lui reproche d’avoir entretenu des débats éloignés de l’accusation visant les 17 personnes renvoyées devant le tribunal et estime que la thèse d’un « second commando », évoquée par certains observateurs, ne repose sur aucun élément convaincant. Christophe Bobokono conclut en invitant Moussa Njoya à un débat public afin de confronter leurs analyses sur cette affaire. Lire sa réaction : « J’ai lu avec attention un texte attribué à Njoya Moussa que certains présentent comme l’analyse du « limogeage » de Cerlin Belinga, l’ancien Commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé. Et je n’arrête pas de rire… C’est un tissu de ragots desservi par la faible connaissance des réalités judiciaires par l’auteur, qui est, en passant, un ami personnel du concerné (ce n’est pas un tort, il faut le dire)… Il faut déjà dire à l’attention de ce monsieur que même dans les juridictions civiles, les magistrats du parquet peuvent être mutés à merci comme leurs collègues en service à la Chancellerie sans qu’il soit besoin que le Conseil supérieur de la Magistrature se tienne. De nombreux exemples emblématiques auraient pu lui éviter de raconter n’importe quoi… M. Njoya Moussa doit aussi savoir que même si des faits nouveaux mettant effectivement en cause M. Mopa Fatouin et M. Ngoh Ngoh dans l’affaire Martinez Zogo étaient découverts (…), jamais ces derniers ne retrouveraient les 17 accusés de la procédure en cours sur le banc du Tribunal militaire de Yaoundé… Un Commissaire du gouvernement convaincu d’avoir identifié des auteurs ou commanditaires présumés d’un crime relevant de sa compétence ne fait pas de l’activisme au travers de ses amis : il engage une procédure conséquente contre les suspects… Il est clair que le L-C Belinga Cerlin est en grande partie responsable de l’enlisement de l’affaire Martinez Zogo et des digressions qui entretiennent le doute sur l’issue du procès actuel… Il travaillait très clairement pour semer le doute dans les esprits et non pour mener l’accusation contre les accusés, c’est-à-dire uniquement les 17 personnes poursuivies… Son limogeage arrive donc un peu tard. Et l’histoire farfelue d’un second commando créé de toute pièce pour faire diversion ne peut tenir la route. Je lance ici le défi d’un débat public sur le sujet avec Njoya Moussa sur l’une des chaînes sérieuses de notre PAV pour tordre définitivement le cou à une imagination tout simplement mafieuse… Ce n’est pas parce qu’on écrit précipitamment et qu’on multiplie des critiques sur des sujets qu’on comprend à peine qu’on est pertinent. »
Mis à jour Il y a 15h
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