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Affaire Martinez Zogo : le 36e témoin dit être visé par des menaces

« Ce sont des prétextes pour me priver de liberté. » Le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga, 36e témoin dans le procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, est revenu le 27 octobre 2026 devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Il affirme être la cible de menaces, dont une tentative d...

237onlinePar Alain-Claude Ndommercredi 28 octobre 2026 à 06:382 vues
Affaire Martinez Zogo : le 36e témoin dit être visé par des menaces
« Ce sont des prétextes pour me priver de liberté. » Le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga, 36e témoin dans le procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, est revenu le 27 octobre 2026 devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Il affirme être la cible de menaces, dont une tentative d’assassinat à Ebolowa en août. Les audiences reprennent, et le ton, lui, ne s’apaise pas. Une audience tendue à Yaoundé L’audience s’est ouverte à 10h30 sous la présidence de Jacques Baudouin Misse Njoné. D’entrée, le ministère public a cherché à comprendre pourquoi le témoin se croit empêché de déposer. Le commissaire du gouvernement a insisté : une enquête fait-elle obstacle à une comparution ? « Non, à mon avis non », a répondu l’officier. Ayissi Nanga a d’abord évoqué des « manigances de longue date ». Il dit avoir eu des alertes, notamment lorsque le témoin n°35 a manqué les audiences des 5 et 6 octobre, retenu par un ordre de mission pour Alger. Un prétexte pour gagner du temps et lui barrer la voie, selon lui. Il déclare aussi faire l’objet d’une double interdiction de sortie du territoire, depuis novembre, prise par le secrétaire d’État à la Défense chargé de la gendarmerie nationale, qu’il juge illégale. Une enquête de sécurité, puis administrative, puis judiciaire : le témoin y voit une mécanique pour l’intimider. Moment fort : il a demandé à faire écouter un enregistrement. On y entendrait, dit-il, un accusé assumer : « C’est moi qui l’ai enregistrée. Il y a Dany qui me passe son oncle M. Savom. » Le lieu de l’échange : Ebolowa. Le ministère public a ramené l’audition à l’enquête elle-même. Ayissi Nanga a précisé son rôle : stagiaire à l’École supérieure internationale de guerre, il aurait convaincu le secrétaire d’État de l’intégrer dans l’équipe. Il a détaillé cinq phases, de l’enlèvement de Martinez Zogo le 17 janvier à son travail au sein de la commission mixte d’enquête. Parmi les indices : des captures d’écran où le lieutenant-colonel Justin Danwe demande à l’adjudant-chef Ngambi « des gros bras pour corriger un journaliste », et les traces relevées dans le véhicule Prado de Danwe à Biyem-Assi : forte odeur d’excréments, huile moteur au plafond, poudre blanche. Pour lui, l’hypothèse d’une « double livraison » s’impose. Des accusations qui pèsent sur la défense Franchement, le témoin ne cherche pas à ménager ses mots. Il affirme que M. Savom Martin, co-accusé, a tenté de le faire assassiner dans la nuit du 19 au 20 août 2026 à Ebolowa. L’embuscade aurait été dénoncée dans un hôtel de la ville. Le fameux « Dany », arrêté le 29 septembre, aurait été libéré « après intervention ». Le contre-interrogatoire des avocats des ayants droit de la victime s’est terminé en empoignades. À la barre, Ayissi Nanga dit avoir trouvé « une main bienveillante et protectrice » au Tribunal. Ce que ces déclarations prouvent, on ne sait pas encore. Le tribunal n’a pas tranché, et la parole d’un témoin n’est pas un verdict. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 28 oct.