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Affaire Vision 4-CNC : le journaliste Timothée Essomba critique la méthode du Mincom et défend l’autonomie du régulateur

Le feuilleton opposant le Conseil national de la communication (CNC), le ministère de la Communication et Vision 4 n’a pas fini de faire jaser. Dans son analyse de la situation, Timothée Essomba a livré une lecture juridique du dossier lors de l’émission Le Grand Oral sur A1 TV, ce 11 octobre 202...

Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZdimanche 11 octobre 2026 à 18:39
Affaire Vision 4-CNC : le journaliste Timothée Essomba critique la méthode du Mincom et défend l’autonomie du régulateur
Le feuilleton opposant le Conseil national de la communication (CNC), le ministère de la Communication et Vision 4 n’a pas fini de faire jaser. Dans son analyse de la situation, Timothée Essomba a livré une lecture juridique du dossier lors de l’émission Le Grand Oral sur A1 TV, ce 11 octobre 2026. Au cœur de son argumentaire : le statut même du CNC. Selon lui, le régulateur ne peut être considéré comme un service placé sous l’autorité du ministre de la Communication. « Le CNC au Cameroun est placé auprès du Premier ministre. L’expression « auprès » vaut tout son sens », explique-t-il, avant de distinguer les différents liens qui peuvent exister entre les institutions administratives. Le directeur de publication rappelle que certaines structures sont placées sous une tutelle, tandis que d’autres relèvent d’un lien hiérarchique. Or, selon lui, le CNC n’entre dans aucune de ces catégories. « Dans la spécificité du cas CNC, il n’est ni sous la tutelle de quelqu’un, il n’est encore moins sous la subordination hiérarchique de personnes. Il a l’autonomie de fonctionnement, l’autonomie de gestion, l’autonomie financière », souligne-t-il. Pour autant, Timothée Essomba reconnaît que les textes organisent une collaboration entre les différentes institutions. Le CNC transmet ses rapports au Premier ministre, tandis que le ministère de la Communication assure un suivi de ses activités. À ses yeux, cette architecture institutionnelle impose une coordination plutôt qu’une relation d’autorité. C’est précisément sur ce point qu’il formule ses réserves concernant la gestion de la crise. Sans remettre en cause le fond de la décision, il estime que la procédure aurait pu être différente. « Pour la forme, pour ce que je qualifie d’élégance républicaine, si j’avais été ministre de la Communication, si j’avais été le conseiller du ministre de la Communication, j’aurais soit activé le levier de solliciter une nouvelle session du CNC pour un réexamen, soit sollicité un arbitrage auprès du Premier ministre », affirme-t-il. Retour sur les faits Suspendue pour un mois par le CNC, Vision 4 avait d’abord poursuivi la diffusion de ses programmes sur Vision 4 RCA, avant que le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, ne demande à Canal+ Cameroun de rétablir le signal de la chaîne. Le CNC avait initialement contesté cette décision en rappelant son autonomie, avant de s’y conformer quelques heures plus tard. Selon certaines sources concordantes citées dans une analyse de Lebledparle.om, cette issue serait intervenue après une intervention de la présidence de la République, via le directeur du Cabinet civil, Samuel Mvondo Ayolo.
Mis à jour 11 oct.
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