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Agressions à l’arme blanche : police et gendarmerie serrent la vis

Une machette glissée dans un pantalon, à Obobogo, le 1er novembre. Les gendarmes du poste de Nsimeyong III viennent d’interpeller Amoussou E., 24 ans, après un appel signalant une agression par quatre individus. C’est le dernier coup de filet d’une série menée depuis deux mois dans la région du C...

237onlinePar Alain-Claude Ndommercredi 4 novembre 2026 à 06:20
Agressions à l’arme blanche : police et gendarmerie serrent la vis
Une machette glissée dans un pantalon, à Obobogo, le 1er novembre. Les gendarmes du poste de Nsimeyong III viennent d’interpeller Amoussou E., 24 ans, après un appel signalant une agression par quatre individus. C’est le dernier coup de filet d’une série menée depuis deux mois dans la région du Centre contre les agressions à l’arme blanche. Police et gendarmerie multiplient les opérations. Deux mois de coups de filet Dans la nuit du 8 au 9 octobre, au lieu-dit Carrière, à Yaoundé II, une opération simultanée sur plusieurs domiciles a démantelé un réseau de cinq jeunes de 19 à 24 ans. Ils sévissaient à moto dans plus de dix quartiers, couteau en main. Quatre motos sans plaque, des téléphones, des sacs éventrés et des stupéfiants ont été saisis. « Quand ils volent le matin, on va les trouver le soir à domicile », explique l’adjudant-chef Iket. À Obala, la brigade de l’adjudant-chef major Jean Marie Koung a confondu deux suspects en cinq jours grâce au téléphone de la victime, le pasteur Guillaume Ambomo, assassiné à coups de poignard dans la nuit du 18 octobre. Côté Sûreté nationale, les Équipes spéciales d’intervention rapide (ESIR) imposent un autre rythme. Le 7 octobre, après le vol d’une moto-taxi sous la menace de poignards à Ngousso, une traque de quatre heures, guidée par le signal GPS de l’engin, a permis d’intercepter les fuyards à Pouma, alors qu’ils tentaient de rejoindre Douala. Même réactivité le 21 septembre à Nlongkak-Bata, puis à Efoulan, où un suspect de 25 ans a été neutralisé après un tir de sommation. Et à Sa’a, le 18 septembre, la population et le commissariat ont mis fin à une affaire qui alimentait la psychose d’une vente de chair humaine : trois suspects, dont deux femmes, ont été interpellés. Moto-taxis, nuit noire et zones reculées Le colonel Désiré Joseph Nguele, commandant de la Légion de gendarmerie du Centre, ne tourne pas autour du pot. Il cite les constructions anarchiques, l’absence d’éclairage public et les moto-taxis, devenus selon lui un vecteur de criminalité. Les modes opératoires sont connus : une ficelle tendue en travers de la route, ou une agression au niveau d’un dos-d’âne. Il arrive même qu’un faux client attire un conducteur dans un guet-apens. Le chiffre fait mal : dans les zones enclavées, la pluie couvre les cris et personne n’intervient. Le colonel recommande d’éviter de marcher seul la nuit, de choisir un conducteur de confiance et de garder en mémoire les numéros verts 1501 et 113. Franchement, ça pose question. Les opérations se multiplient, mais l’éclairage public, lui, n’est pas du ressort des gendarmes. Rien ne dit à ce stade que les interpellations suffiront sans investissements dans les quartiers. Les patrouilles de proximité continuent, et les forces de l’ordre promettent d’autres opérations conjointes. On saura dans quelques semaines si les quartiers reculés de Yaoundé en ressentent les effets. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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