Aide à la presse privée : le Mincom lance le dépôt des dossiers
Trois semaines. C’est le délai que le Ministère de la Communication accorde aux entreprises de presse privées pour déposer leur dossier d’appui institutionnel à la presse, au titre de l’exercice 2025. L’opération démarre ce lundi 6 juillet à Yaoundé et se referme le 24 juillet à 15h30, délai de r...
237onlinePar Alain-Claude Ndomlundi 6 juillet 2026 à 07:11

Trois semaines. C’est le délai que le Ministère de la Communication accorde aux entreprises de presse privées pour déposer leur dossier d’appui institutionnel à la presse, au titre de l’exercice 2025. L’opération démarre ce lundi 6 juillet à Yaoundé et se referme le 24 juillet à 15h30, délai de rigueur. Un rendez-vous que beaucoup de rédactions attendaient, franchement, vu les tensions financières que traverse le secteur. Ce que le Mincom exige des candidats Le communiqué signé par Emmanuel Sadi Wache Ndjiogué fixe la marche à suivre. Les dossiers doivent être déposés à la Direction du Développement des Médias Privés et de la Publicité, porte 02. Une quinzaine de pièces sont exigées, de la demande timbrée au récépissé du Fichier National de la Communication. Parmi les documents les plus sensibles : l’extrait de casier judiciaire du responsable de la structure, l’attestation de conformité sociale délivrée par la CNPS, et au moins trois contrats de travail légalisés par le Ministère de l’Emploi. Les cartes de presse des journalistes doivent elles aussi être légalisées, cette fois par le Secrétariat permanent de la Commission de délivrance de la carte de presse. Il faut aussi produire l’ensemble des publications, papier ou PDF, couvrant la période du 1er janvier au 30 juin 2026. Sans oublier les justificatifs de dépôt légal auprès des services du Mincom. Le dossier fiscal certifié conforme est également requis. Ça pose question, quand même, pour les petites structures qui peinent déjà à tenir leur comptabilité à jour. Un appui attendu, une procédure qui trie Cette rigueur documentaire n’est pas nouvelle, mais elle reste un obstacle réel pour une partie du secteur. Beaucoup de rédactions camerounaises, notamment en ligne, fonctionnent avec des moyens limités et peu de personnel administratif dédié. Le signal est clair : seules les structures en règle, avec des employés déclarés et des cartes de presse en ordre, pourront prétendre à ce soutien financier de l’État. C’est une manière pour le Mincom de pousser à la professionnalisation du secteur, mais aussi de filtrer les entreprises qui existent sur le papier sans réelle activité éditoriale. Reste que le compte d’utilisation de l’appui de l’exercice précédent est aussi demandé, quand il existe. Une façon de vérifier que l’argent public a servi à ce pour quoi il était destiné. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 14h