Alexis Dipanda Mouelle inhumé à Bonakou-Bwapaki dans l’émotion nationale
Samedi 27 juin 2026, le village de Bonakou-Bwapaki, dans l’arrondissement de Fiko, département du Moungo, a accueilli les dépouilles de la République. Autorités administratives, politiques, judiciaires, chefs de département ministériel : ils avaient tous fait le déplacement pour rendre un dernier...
237onlinePar Alain-Claude Ndomlundi 29 juin 2026 à 07:57

Samedi 27 juin 2026, le village de Bonakou-Bwapaki, dans l’arrondissement de Fiko, département du Moungo, a accueilli les dépouilles de la République. Autorités administratives, politiques, judiciaires, chefs de département ministériel : ils avaient tous fait le déplacement pour rendre un dernier hommage à Alexis Dipanda Mouelle, premier président émérite de la Cour suprême, décédé le 4 mai 2026 à l’hôpital général de Yaoundé. Il avait 84 ans. Une cérémonie portée par le poids d’une carrière hors norme Le chef de l’État était représenté par Laurent Esso, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux. C’est lui qui a déposé la gerbe présidentielle et annoncé, au nom du président de la République, l’élévation à titre posthume d’Alexis Dipanda Mouelle à la dignité de Grand cordon du Mérite camerounais. Dans un message de condoléances lu par Yves Bertrand Noël Ndjana, préfet du Moungo, le président Paul Biya a salué un magistrat dont la Cour suprême portera à jamais la « forte empreinte ». Pendant l’office religieux, l’abbé Serge Eboa, chancelier de l’archidiocèse de Douala, l’a présenté comme un modèle de fidélité à sa vocation. Marie-Claire Dieudonnée Nseng-Elang, Procureur général près la Cour suprême, a retracé une carrière entamée en 1965. Près d’un demi-siècle dans la magistrature, tous les échelons gravis, jusqu’à la présidence de la plus haute instance judiciaire du pays de 1990 à 2014. Parmi ses œuvres : la réhabilitation du siège de la Cour suprême et l’institution du cérémonial d’hommage judiciaire. L’homme derrière le magistrat « Un homme dont la conscience ne s’achète pas. » C’est quand même rare qu’on entende ça sans ironie sur un magistrat de ce rang. C’est pourtant ce qu’a dit Son Excellence Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et fils du Moungo lui aussi. Les témoignages intimes ont complété le portrait officiel. Son fils, Thomas Alexis, a rappelé que son père cultivait la discrétion comme un art de vivre. Son ami de 70 ans, le Pr Samuel Nelle, a raconté leurs années communes au collège Libermann dès 1955. Un homme de silence et de rigueur, construit tôt, resté fidèle à lui-même jusqu’au bout. Son départ intervient dans un contexte familial doublement douloureux : Alexis Dipanda Mouelle est décédé deux mois seulement après l’inhumation de son épouse, Marie Prudence Mingolle. Il laisse sept enfants et de nombreux petits-enfants. La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère de solennité et d’émotion, dit-on. Les deux mots résument peut-être le personnage. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 29 juin