Passer au contenuPasser à la navigation
JAPAP
Retour
societe

Alimentation scolaire : le Cameroun veut nourrir 25 000 élèves

Un repas chaud pour apprendre dans de meilleures conditions : c’est la promesse de la Stratégie nationale d’alimentation scolaire, présentée hier à Yaoundé. Le ministre de l’Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, vise d’abord 25 000 élèves dans des zones prioritaires. Le chiffre paraît mo...

237onlinePar Alain-Claude Ndommercredi 4 novembre 2026 à 09:21
Alimentation scolaire : le Cameroun veut nourrir 25 000 élèves
Un repas chaud pour apprendre dans de meilleures conditions : c’est la promesse de la Stratégie nationale d’alimentation scolaire, présentée hier à Yaoundé. Le ministre de l’Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, vise d’abord 25 000 élèves dans des zones prioritaires. Le chiffre paraît modeste face à environ 14 800 écoles primaires publiques. L’alimentation scolaire reste pourtant, selon lui, une priorité nationale. 25 000 élèves, pour commencer La conférence de presse s’est tenue à l’Hilton Hôtel de Yaoundé. Elle a réuni le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, et le représentant et directeur pays du Programme alimentaire mondial (PAM) au Cameroun et à Sao Tomé-et-Principe, Gianluca Ferrera. Le programme est mis en œuvre avec le Projet d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun (PAREC), financé par la Banque mondiale. Le partenariat entre le ministère et le PAM prévoit la fourniture de repas équilibrés à 25 000 élèves ciblés dans des zones prioritaires. « Elle est à la fois un facteur d’accès à l’éducation, un instrument de lutte contre l’absentéisme et le décrochage scolaire, un moyen de protection de l’enfance, un puissant vecteur d’égalité des chances », a déclaré Laurent Serge Etoundi Ngoa à propos de l’alimentation scolaire. Le ministre insiste sur une action concertée entre administrations, collectivités territoriales, communautés, partenaires techniques et financiers. Mais la couverture reste progressive, et c’est là que le bât blesse. Avec environ 14 800 écoles primaires publiques, difficile de couvrir tous les établissements en même temps. Les zones rurales enclavées passeront en premier, et l’extension dépendra des moyens disponibles et de la participation des communautés. Des cantines qui nourrissent aussi les producteurs Franchement, c’est le volet le plus intéressant du dossier. Les cantines scolaires servent aussi de débouchés aux producteurs locaux. Gianluca Ferrera a expliqué que le PAM intervient à la fois dans l’élaboration des politiques publiques et dans l’accompagnement des écoles et des communautés. Marie-Thérèse Abena Ondoa a évoqué une visite dans l’Adamaoua, où elle a rencontré des femmes regroupées pour approvisionner les cantines en produits agricoles locaux. Elle met en avant le rôle des coopératives féminines. Les effets attendus : de meilleurs résultats scolaires, de meilleure santé pour les enfants et des revenus pour les producteurs. Un point reste à surveiller : la qualité des denrées. Elle a été évoquée comme une préoccupation lors de l’échange avec la presse. Reste à savoir quand les 25 000 élèves ciblés verront réellement arriver les repas, et quelles zones passeront en premier. Aucun calendrier n’a été communiqué lors de la conférence. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 1h