APME signe une convention avec Universal pour des boissons à Obala
L’Agence de Promotion des petites et moyennes entreprises (APME) a signé vendredi dernier à Yaoundé une convention d’agrément avec l’entreprise Universal, société de production de boissons hygiéniques. Accord numéro 87 de la série, il ouvre à cette entreprise un package de facilités fiscales, dou...
237onlinePar Laurent Dibymardi 9 juin 2026 à 09:511 vues

L’Agence de Promotion des petites et moyennes entreprises (APME) a signé vendredi dernier à Yaoundé une convention d’agrément avec l’entreprise Universal, société de production de boissons hygiéniques. Accord numéro 87 de la série, il ouvre à cette entreprise un package de facilités fiscales, douanières et administratives sur 15 ans. À la clé : une usine prévue à Obala, dans la région du Centre, et jusqu’à 4 500 emplois annoncés. Ce que contient l’accord signé à Yaoundé C’est un accord costaud. Pris en vertu de la loi du 18 avril 2013 sur les incitations à l’investissement privé, il accorde à Universal des exonérations fiscales et douanières pendant une phase d’installation de cinq ans, dont l’exemption de TVA pour éviter l’asphyxie financière durant la mise en place du projet, et la non-imposition sur certains équipements de production importés. Le projet lui-même porte sur la construction d’une usine de production et d’embouteillage d’eau naturelle, de boissons gazeuses et de jus naturel dans la localité de Nkolmelen, au niveau de l’échangeur d’Obala. Le coût total de l’investissement est estimé à 18,5 milliards de francs CFA. Si les projections tiennent, le site devrait générer 1 500 emplois directs et environ 3 000 emplois indirects. Jean-Marie Louis Badga, Directeur général de l’APME, a présenté la signature comme « l’engagement constant de l’État à soutenir et promouvoir le secteur privé dans ses missions cardinales de création de richesses et d’emplois. » Obala, un choix calculé Pourquoi Obala plutôt qu’une zone industrielle de Douala ou de Yaoundé ? Alphonse Tazock, directeur du projet Universal, a répondu sans détour : « Le choix de la ville d’Obala a été dicté par plusieurs raisons, notamment la qualité du sol propice à la production d’une eau de qualité et la proximité avec la ville de Yaoundé et d’autres villes. » La logistique, donc. Et la ressource naturelle. Mais l’ambition déclarée dépasse largement le marché local. Universal vise à terme la couverture de toute la zone CEMAC. C’est une projection ambitieuse, et rien ne confirme à ce stade que les capacités de production prévues suffiront à positionner l’entreprise sur ce marché régional face à des acteurs déjà bien implantés. Le lancement effectif des activités reste attendu. La convention est signée, le terrain identifié, les avantages actés. Ce qui se passe maintenant, c’est la phase la plus difficile : passer du papier au béton. Les chiffres d’emploi avancés sont séduisants, mais l’APME a accordé 87 conventions de ce type depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2013. Combien ont réellement tenu leurs promesses en matière de création d’emplois ? La question mérite d’être posée. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais.
Mis à jour 9 juin