Armée camerounaise : l’atelier maître bottier produira 3 600 rangers/jour
3 600 paires de rangers par jour. C’est la capacité annoncée de l’atelier central maître bottier d’Ekounou, à Yaoundé, que l’armée camerounaise veut faire tourner pour ses propres troupes. Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, l’a visité hier. Les travaux en s...
237onlinePar Alain-Claude Ndomvendredi 6 novembre 2026 à 11:44

3 600 paires de rangers par jour. C’est la capacité annoncée de l’atelier central maître bottier d’Ekounou, à Yaoundé, que l’armée camerounaise veut faire tourner pour ses propres troupes. Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, l’a visité hier. Les travaux en sont à 95 %. Reste à former le personnel, dès décembre, avant de lancer la production. Une usine presque finie, des ouvriers à former Franchement, un chantier à 95 %, ce n’est pas rien. Le ministre s’est rendu sur place avec de nombreux officiers généraux pour mesurer l’avancement du projet. Visite guidée, démonstrations sur des équipements de pointe, et des premiers tests de production qui, selon le Mindef, ont été concluants. Le site comprend une zone administrative, une unité de production, un magasin et des vestiaires. À terme, 450 personnes y travailleront. Une première vague de 157 agents est déjà affectée. Elle entrera en formation en décembre 2026 : un mois de théorie, puis six mois de pratique, le tout sur place. Un comité ad hoc du Mindef prépare la suite. Organigramme, profils de postes, plan de maintenance des machines, gestion informatisée des stocks. Du travail d’organisation, moins spectaculaire que les machines, mais c’est là que ce genre de projet se gagne ou se perd. Des chaussures pensées pour le terrain camerounais Le but affiché est simple : fournir aux forces de défense des chaussures adaptées à leurs besoins opérationnels, ergonomiques, durables, et conçues pour le climat du pays. Le haut commandement vise aussi un transfert de technologies, pour que des compétences locales naissent autour de l’usine. Il parle d’un outil « fiable, performant et durable » qui pourrait rayonner en Afrique centrale. L’ambition est haute, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais une usine achevée à 95 % ne produit pas encore. La montée en cadence sera le vrai test, et rien n’indique à ce stade quand les 3 600 paires quotidiennes seront atteintes. On ne sait pas non plus si ce volume suffira aux besoins de l’armée, ni combien coûte le projet. La formation s’étendra sur environ sept mois à partir de décembre. C’est autour de mi-2027 qu’on saura si l’atelier d’Ekounou tient ses promesses. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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