Bakoko-Wouri : le roi Songuè Madiba expose son peuple à Tokyo
Le portrait du roi des Bakoko du Wouri a retenu les regards à Tokyo. Du 26 septembre au 25 octobre, le musée général de l’université Teikyo a consacré une exposition inédite au peuple Bakoko-Wouri, aux univers Mpo’o et Sawa. SM Erik Jamil Songuè Madiba, en tenue d’apparat, y a fait forte impressi...
237onlinePar Rodrigue Batagsamedi 31 octobre 2026 à 21:48

Le portrait du roi des Bakoko du Wouri a retenu les regards à Tokyo. Du 26 septembre au 25 octobre, le musée général de l’université Teikyo a consacré une exposition inédite au peuple Bakoko-Wouri, aux univers Mpo’o et Sawa. SM Erik Jamil Songuè Madiba, en tenue d’apparat, y a fait forte impression. Un chef camerounais au Japon, ce n’est pas courant. Une expo née d’une lettre L’idée vient du laboratoire Yoshioka, à l’université Teikyo. Il propose à ses visiteurs de partir « à la découverte de l’Afrique à travers le peuple Bakoko », selon l’intitulé relayé par la source. Le fil conducteur : relier le Japon et l’Afrique. Tout a commencé en juillet dernier, avec une lettre du Pr Takaaki Yoshioka, de la faculté d’Économie, adressée à SM Songuè Madiba. Il proposait un cadre d’échanges avec son laboratoire. Objectif : exposer des objets historiques, de l’artisanat traditionnel et d’autres éléments du patrimoine bakoko. Le roi a répondu présent. Chasse-mouches cérémoniel, chapeau royal, colliers du chef, photographies et documents audiovisuels ont été présentés. Une vidéo du chef, notamment, aborde l’histoire, les cérémonies et les pratiques culturelles de sa communauté. Le tout est ancré dans le mythique fleuve Wouri, présenté comme gardien de mystères. Premier événement du genre sur le sol japonais, d’après la source. Fils et successeur du défunt roi Salomon Madiba Songuè, Erik Jamil Songuè Madiba est sur le trône depuis le 28 février 2023. Ce que ça change pour le canton Pour le chef, féru de diplomatie, la proposition tombait à pic. Elle donne au canton Bakoko du Wouri une visibilité à l’international. Elle offre aussi un espace de transmission, entre mémoire ancestrale et savoir universitaire. C’est quand même un coup de projecteur rare pour une chefferie traditionnelle camerounaise. Reste à savoir si l’élan se prolongera. On ne sait pas encore si d’autres événements sont prévus, ni si les échanges avec l’université Teikyo déboucheront sur un partenariat durable. La source parle d’une connexion « appelée à durer », ce qui reste, pour l’instant, une intention. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste international pour 237online.com, Rodrigue Batag décrypte l'actualité mondiale avec un regard ancré dans les réalités africaines et camerounaises.
Mis à jour Il y a 3j