Bandjoun : trois adjoints accusent le maire de gestion opaque
280 millions de francs CFA de dette contestée, plus de 250 millions déjà encaissés sans traçabilité claire, un adjoint suspendu depuis deux ans sans procédure. À Bandjoun, dans la région de l’Ouest, trois adjoints au maire viennent de sortir une lettre ouverte qui fait l’effet d’une bombe dans la...
237onlinePar Christiane Tamoura Engosamedi 4 juillet 2026 à 20:33

280 millions de francs CFA de dette contestée, plus de 250 millions déjà encaissés sans traçabilité claire, un adjoint suspendu depuis deux ans sans procédure. À Bandjoun, dans la région de l’Ouest, trois adjoints au maire viennent de sortir une lettre ouverte qui fait l’effet d’une bombe dans la commune. Franchement, ce genre de document, ça ne s’écrit pas à la légère entre élus du même exécutif. Une lettre qui détaille des chiffres qui piquent Datée du 3 juillet 2026, la lettre est signée par David Kengne, premier adjoint, Hélène Fokoua, deuxième adjointe, et Hilaire Kamga, quatrième adjoint. Elle vise Mme le Maire de Pete-Bandjoun, Mme Nicky Love Maptuè Fotso. Le point de départ, c’est la session du Conseil municipal du 29 juin dernier, où un « mandat à mi-parcours » a été voté en faveur de l’exécutif. Les trois élus parlent de « confusion grave » entre pouvoir délibérant et pouvoir exécutif, en s’appuyant sur les articles 168 et 178 du Code général des collectivités territoriales décentralisées. Le dossier le plus lourd concerne les boutiques du Marché Central et de TOBE. Un commerçant paierait 2.500.000 FCFA d’avance pour trois ans à Pete-Bandjoun. À TOBE, la facture grimpe à 5.180.000 FCFA sur la même période, avec une « contribution » mensuelle de 5.000 FCFA jamais votée en délibération. Plus de 250.000.000 FCFA auraient déjà été encaissés sans PV d’audit disponible. Et puis il y a cette dette de 280.000.000 FCFA attribuée au Patriarche Fotso Victor, que les signataires refusent purement et simplement de reconnaître. Un climat déjà tendu depuis deux ans Le cas du premier adjoint David Kengne alourdit encore le dossier. Suspendu de fait depuis deux ans après un refus de Mme le Maire de l’autoriser à célébrer des mariages à domicile, il n’a jamais fait l’objet d’une procédure devant le Préfet, seule autorité compétente pour ce genre de sanction. C’est un dossier qui ne laisse pas beaucoup de place à l’interprétation. Une dette qu’on n’arrive pas à documenter, des recettes sans délibération, un adjoint mis sur la touche sans base légale, difficile de ne pas y voir un problème de gouvernance plus large que le simple cas de Bandjoun. La copie transmise au Préfet du Koung-Khi et au Gouverneur de l’Ouest laisse penser que les trois adjoints ne comptent pas s’arrêter là. Mme le Maire et le bureau du Conseil municipal n’ont pas encore réagi. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.
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