Bôme François : l’Ordre des pharmaciens exige son interdiction
L’Ordre national des pharmaciens du Cameroun réclame purement et simplement l’interdiction du Bôme François. Le produit, vendu à la criée dans presque toutes les grandes villes du pays, compte des milliers d’utilisateurs. Mais pour le Dr Franck Nana, président de l’Ordre, ce baume « représente un...
237onlinePar Alain-Claude Ndomjeudi 13 août 2026 à 15:59

L’Ordre national des pharmaciens du Cameroun réclame purement et simplement l’interdiction du Bôme François. Le produit, vendu à la criée dans presque toutes les grandes villes du pays, compte des milliers d’utilisateurs. Mais pour le Dr Franck Nana, président de l’Ordre, ce baume « représente un danger pour les utilisateurs ». Une déclaration qui tombe alors que le laboratoire censé avoir dénoncé le produit, le LANACOME, dément avoir publié la moindre condamnation. Le Lanacome dément, l’Ordre persiste On les reconnaît de loin, tee-shirt rouge, casquette assortie, baffle qui tourne en boucle. Les commerciaux du Bôme François sillonnent les rues camerounaises depuis des années, vantant les vertus d’un produit qu’ils présentent comme naturel. Un message attribué au LANACOME, le Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments et d’Expertise, a pourtant relancé la polémique cet été en affirmant que les analyses scientifiques n’avaient pas validé le produit fini. Le laboratoire dément. « Le laboratoire est un milieu confidentiel dont nous n’avons pas le droit de divulguer une quelconque information », explique Christophe Mvongo, responsable de la communication du LANACOME. Un démenti qui, franchement, laisse un goût d’inachevé, puisqu’il ne dit ni qui a diffusé ce message ni pourquoi il circule depuis des semaines sur les réseaux sociaux. Le chiffre fait mal pour l’entreprise qui commercialise le baume. Des milliers de Camerounais utilisent ce produit au quotidien, sans savoir précisément ce qu’il contient. Et c’est justement là que l’Ordre des pharmaciens plante son argument principal. Une interdiction réclamée, un flou qui persiste Le Dr Franck Nana ne mâche pas ses mots. Pour lui, la vente d’un produit qui se présente comme un remède dans la rue, sans passer par une pharmacie ni un contrôle réglementaire, pose un problème de santé publique. « Ce produit représente un danger pour les utilisateurs. Où est-ce Bôme François s’approvisionne en matières premières dites naturelles ? », interroge-t-il. Cette question résume à elle seule tout le litige. Difficile de ne pas y voir une faille béante dans la traçabilité d’un produit consommé à une échelle aussi massive. L’Ordre des pharmaciens avait déjà dénoncé ce circuit de vente avant même la polémique actuelle, un rappel que la controverse ne sort pas de nulle part. Les fabricants du baume assurent de leur côté avoir amélioré leur processus de fabrication. Mais l’Ordre maintient sa position, produit non conforme, danger sanitaire, interdiction nécessaire. C’est un dossier qui oppose deux logiques difficilement conciliables, celle d’une entreprise qui revendique un partenariat avec le LANACOME et celle d’un ordre professionnel qui réclame l’arrêt pur et simple de la commercialisation. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 13 août