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Bonabéri : le guérisseur locataire refuse de payer et menace

John M., 34 ans, tradi-praticien de son état, a soigné le fils de son bailleur. En échange, 20 mois de loyer gratuit. Jusque-là, rien d’inhabituel. Mais quand Julien N., commerçant de 59 ans, a voulu récupérer ses 10 mois d’arriérés suivants, le « docta » a sorti une autre carte : rendre la malad...

237onlinePar Alain-Claude Ndomjeudi 25 juin 2026 à 05:48
Bonabéri : le guérisseur locataire refuse de payer et menace
John M., 34 ans, tradi-praticien de son état, a soigné le fils de son bailleur. En échange, 20 mois de loyer gratuit. Jusque-là, rien d’inhabituel. Mais quand Julien N., commerçant de 59 ans, a voulu récupérer ses 10 mois d’arriérés suivants, le « docta » a sorti une autre carte : rendre la maladie à l’enfant si on continue de lui réclamer de l’argent. Une plainte a été déposée à la gendarmerie de Bonabéri la semaine dernière. John M. intègre un studio au quartier Ngwelé, dans l’arrondissement de Douala IV, en janvier 2022. Il négocie le loyer : de 40 000 à 35 000 francs. Il paie six mois. Puis, un jour, il remarque que l’un des fils du bailleur souffre sérieusement, touché par la teigne et des boutons faciaux disgracieux depuis six ans. L’hôpital n’a rien pu faire. John M. en parle au père, et tranche : c’est un sort. Et il peut le lever. Trois semaines de traitement plus tard, Josimar est guéri. Julien N., reconnaissant, demande à son locataire ce qu’il peut faire pour lui. La réponse du guérisseur est directe : « J’ai soigné un fils, c’est à vous de voir ce que vous pouvez faire. » Le bailleur décide alors d’offrir 20 mois de loyer. Franchement, difficile de trouver à redire à ce moment-là. Sauf que John M. reste en « mode gratuit » bien au-delà. Pendant 10 mois supplémentaires, il ne paie rien. Relancé au bout du troisième mois d’arriérés, il ne répond pas. Au bout, il réagit quand même, mais pas pour régler : il menace de renvoyer à Josimar la maladie dont il l’avait délivré. En plus grave, précise-t-il. La peur, puis la plainte C’est le signal qui a failli tout bloquer. Julien N. a d’abord hésité, comme on hésite souvent face à ce type de menace dans certains quartiers de Douala. La peur que quelque chose arrive à l’enfant était réelle, palpable. Mais le bailleur a fini par surmonter ça et porter plainte. Le dossier est entre les mains de l’unité de gendarmerie compétente. John M. a envoyé un avocat le représenter à au moins une convocation, ce qui indique qu’il ne prend pas l’affaire à la légère, ou du moins qu’il sait ce qu’il risque. C’est un signal clair que les menaces à caractère mystique utilisées pour échapper à des obligations financières peuvent, elles aussi, finir devant la justice. On ne sait pas encore quelle suite exacte sera donnée à cette procédure, ni si le tradi-praticien se présentera lui-même aux prochaines convocations. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 25 juin
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