Bonabéri : un féticheur prend la fuite en plein rituel d’exorcisme
Un délégué médical de 44 ans, Valentin, résidant au lieu-dit « Petit Marécage » dans le quartier Mambanda-Bonabéri à Douala, a vécu une nuit pour le moins agitée entre mardi et mercredi. Venu chasser les mauvais esprits de la villa familiale, le féticheur surnommé « Malho Malho » a décampé en cat...
237onlinePar Alain-Claude Ndomvendredi 19 juin 2026 à 09:50

Un délégué médical de 44 ans, Valentin, résidant au lieu-dit « Petit Marécage » dans le quartier Mambanda-Bonabéri à Douala, a vécu une nuit pour le moins agitée entre mardi et mercredi. Venu chasser les mauvais esprits de la villa familiale, le féticheur surnommé « Malho Malho » a décampé en catastrophe au beau milieu du rituel. Les gendarmes en patrouille ont retrouvé la scène sur place. Une villa neuve, des bruits inexpliqués, et un féticheur très fort Valentin T. a construit sa villa en quatre ans. Chantier lancé en janvier 2022, trois chambres, deux douches, salon, cuisine. Tout dans une barrière. Début 2026, il emménage avec sa femme, leurs trois enfants et un beau-frère. La première semaine se passe sans incident. Puis ça commence. Des bruits la nuit, venant du salon. Une ambiance de chantier, selon Valentin, comme si des ouvriers travaillaient à minuit. Il n’ose pas aller voir. Le phénomène se répète plusieurs jours. Un prêtre intervient d’abord, aspersion d’eau bénite, calme pendant trois jours. Puis les bruits reprennent. Valentin se tourne alors vers un exorciste. Plus élaboré, cette fois : il achète lui-même le matériel selon les instructions reçues, et mène l’opération. La paix revient. Plus longtemps. Onze jours de tranquillité. Puis sa sœur cadette, Blandine, enceinte, arrive. Six jours après, les bruits recommencent. Une connaissance lui parle d’un féticheur « très fort », basé à Bekoko. L’homme, « Malho Malho », a été contacté il y a environ huit jours. Il commence par une « vision à distance » : la maison est hantée, rien de moins que Lucifer himself. Le tarif pour régler le problème : 200 000 francs CFA pour le matériel. Jour du combat fixé au 15 juin. Rendez-vous à minuit, heure à laquelle le « chantier » s’ouvre d’habitude. Malho Malho arrive avec son sac, laisse tout le monde sous la véranda, entre seul pour installer ses dispositifs et lancer l’opération « Expulsion ». Et là, un violent bruit éclate. Comme un coup de tonnerre. Malho Malho sort, rapide comme l’éclair, et disparaît dans la nuit. Ce que les gendarmes ont trouvé, et ce que personne n’a vu Les éléments de gendarmerie en patrouille ont entendu le bruit et s’are orientés vers la maison. Ils ont trouvé Valentin T. à côté de son portail. Audition faite, le récit donne dans le bizarre, mais les faits sont là : un homme a pris 200 000 francs, est entré dans une pièce, et a fui sans explication. Pourtant, personne n’est entré pour voir ce qui s’est passé à l’intérieur. Le sac de Malho Malho, lui, est toujours dans la maison « compliquée ». On ne sait pas encore si la gendarmerie a ouvert une enquête formelle contre le féticheur, ni si Valentin a porté plainte pour les 200 000 francs envolés avec lui. Ce genre d’affaire finit rarement devant un tribunal. Mais 200 000 francs pour un rituel qui tourne mal, c’est une somme que beaucoup de familles camerounaises ne récupèrent jamais. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 19 juin