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Bonabéri : une usine de contrefaçon de liqueurs démantelée par le Mincommerce

Le 16 juin 2026, des agents du ministère du Commerce ont investi une usine de la zone industrielle de Bonabéri, à Douala. La structure reconditionnait en sachets une liqueur vendue légalement en canettes, marque déposée sur le territoire camerounais. Une contrefaçon organisée, quasi parfaite dans...

237onlinePar Alain-Claude Ndomvendredi 19 juin 2026 à 09:39
Bonabéri : une usine de contrefaçon de liqueurs démantelée par le Mincommerce
Le 16 juin 2026, des agents du ministère du Commerce ont investi une usine de la zone industrielle de Bonabéri, à Douala. La structure reconditionnait en sachets une liqueur vendue légalement en canettes, marque déposée sur le territoire camerounais. Une contrefaçon organisée, quasi parfaite dans son mimétisme visuel, et potentiellement dangereuse pour les consommateurs. Bonabéri, le 16 juin : une descente qui tombe juste L’usine ne se cachait pas vraiment. Elle opérait dans la zone industrielle, avec du matériel, des rouleaux de sachets en grande quantité, et une chaîne de reconditionnement active. Les agents de la brigade du Mincommerce ont posé des scellés et lancé une procédure de saisie. La contrefaçon était soignée, presque professionnelle. Une lettre ajoutée discrètement dans le nom de la marque originale, une police de caractères légèrement différente, des couleurs quasi identiques. Suffisant pour tromper un acheteur pressé dans une boutique de quartier. Le promoteur légal de la marque, victime de cette concurrence déloyale, avait saisi la justice avant même la descente. Mais le problème ne s’arrête pas à la fraude commerciale. La liqueur originale affiche un taux d’alcool de 18%. La version en sachet est réputée « plus forte », selon les informations recueillies sur place. Ce détail change tout : on n’est plus seulement face à une contrefaçon d’emballage, mais potentiellement face à un produit dont la composition réelle reste inconnue. Aucun contrôle sanitaire, aucune traçabilité. Simon Omgba Belinga, délégué régional du Mincommerce pour le Littoral, a déclaré aux médias à l’issue de la descente : « Nous avons identifié la structure de production et avons posé des actes de saisie et de scellés. La victime, si elle le souhaite, pourra ester en justice après notre travail. » Une opération locale, un problème national Cette descente à Bonabéri s’inscrit dans une campagne de répression et de saisie menée sur l’ensemble du territoire depuis plusieurs semaines. L’opération de Douala n’en était qu’une articulation parmi d’autres. La contrefaçon de boissons alcoolisées au Cameroun touche surtout les produits accessibles, ceux que les ménages à faibles revenus achètent en petites unités, en sachets ou en verres doseurs. C’est précisément cette population qui se retrouve exposée à des substances sans contrôle. On ne connaît pas encore la composition exacte des lots saisis à Bonabéri, ni les résultats d’éventuelles analyses. Les chiffres manquent pour quantifier l’ampleur du phénomène à l’échelle nationale. Mais une usine équipée, active, approvisionnée en rouleaux de sachets industriels, ce n’est pas une opération artisanale. Quelqu’un finance. Quelqu’un distribue. Et jusqu’ici, personne n’avait encore frappé à la porte. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 19 juin
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