Cameroun : 50% de réduction pour les personnes handicapées
Un abattement de 50% sur les frais de scolarité. C’est ce que prévoit désormais l’arrêté conjoint N°0000013/AC/Minas-Minfi-Minefop, signé le 1er septembre 2026 par les ministres des Affaires sociales, des Finances et de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Une mesure qui concerne tous les...
237onlinePar Alain-Claude Ndomvendredi 4 septembre 2026 à 06:35

Un abattement de 50% sur les frais de scolarité. C’est ce que prévoit désormais l’arrêté conjoint N°0000013/AC/Minas-Minfi-Minefop, signé le 1er septembre 2026 par les ministres des Affaires sociales, des Finances et de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Une mesure qui concerne tous les établissements publics de formation professionnelle, sans distinction de secteur. Quatre conditions, pas une de plus Le texte applique l’article 30 de la loi de finances 2026, elle-même rattachée à la loi de 2010 sur la protection des personnes handicapées. Pour en bénéficier, il faut cumuler quatre critères. Un taux d’incapacité permanente d’au moins 50%, une Carte nationale d’invalidité en cours de validité délivrée par le Minas, une inscription au fichier national des personnes handicapées, et une admission régulière dans l’établissement concerné. La procédure, elle, reste assez simple sur le papier. La demande part au chef d’établissement, qui délivre une attestation à faire valoir au paiement. Le dossier comprend une demande manuscrite, la copie certifiée de la carte d’invalidité, l’acte de naissance, la CNI le cas échéant, la preuve d’admission et parfois un rapport d’enquête sociale. Trente jours. C’est le délai fixé pour la délivrance de l’attestation. Une bonne mesure, mais qui repose sur l’administratif Difficile de ne pas y voir un signal positif pour une catégorie de la population souvent laissée en marge des politiques publiques de formation. Le geste est là. Mais franchement, tout repose sur la capacité des chefs d’établissement à traiter les dossiers dans les délais, et sur celle des familles à réunir des documents qui, au Cameroun, ne sont pas toujours faciles à obtenir rapidement. La Carte nationale d’invalidité, notamment, reste un sésame que beaucoup de personnes handicapées attendent parfois des mois avant de recevoir. Le fichier national des personnes handicapées, lui, n’est pas encore une référence connue de tous les établissements sur le terrain. Un suivi semestriel sera assuré par les trois ministères concernés. On ne sait pas encore si ce suivi ira jusqu’à publier des chiffres d’application réels. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 15h