Cameroun : Christian Ntimbane Bomo alerte sur la déflagration en cas de nomination d’un vice-président
Christian Ntimbane Bomo estime que la nomination d’un vice-président pourrait accentuer les tensions identitaires au Cameroun. Le président du groupe HERITAGE conteste l’idée selon laquelle un tel choix constituerait une garantie de stabilité politique. Dans une prise de position intitulée « Vice...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar JBM, Lebledparle.comlundi 19 octobre 2026 à 11:52

Christian Ntimbane Bomo estime que la nomination d’un vice-président pourrait accentuer les tensions identitaires au Cameroun. Le président du groupe HERITAGE conteste l’idée selon laquelle un tel choix constituerait une garantie de stabilité politique. Dans une prise de position intitulée « Vice-président : attention à la déflagration ! », Christian Ntimbane Bomo s’inquiète des conséquences d’une désignation laissée à la seule appréciation du chef de l’État. « Contrairement aux analystes qui pensent que la nomination du vice-président serait un gage de stabilité, c’est plutôt le contraire. C’est elle qui risque de mettre le feu aux poudres au Cameroun », écrit-il. Son argument porte sur la légitimité d’un responsable qui serait nommé sans consultation populaire et qu’il présente comme le futur président de la République. À ses yeux, cette perspective pourrait nourrir un sentiment d’exclusion dans une société qu’il décrit comme traversée par des tensions communautaires. « Dans un contexte marqué par l’exacerbation des replis identitaires et tribaux, la nomination discrétionnaire de ce dernier sans le peuple, en réalité du futur président de la République, par décret présidentiel, acte administratif unilatéral, sera inévitablement perçue comme une injustice par les communautés lésées », soutient le président du groupe HERITAGE. Christian Ntimbane Bomo place ainsi la question du mode de désignation au centre de sa critique. Il considère que la stabilité dépendrait aussi de l’acceptation de ce choix par les citoyens et les différentes composantes de la société camerounaise.
Mis à jour 19 oct.