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Cameroun: des associations prônent une loi sur les violences basées sur le genre pour «régler le problème à la racine»

Au Cameroun, les associations de la société civile luttant contre les féminicides ont présenté le 2 novembre 2026 à Yaoundé l'évolution du processus d'élaboration de l'avant-projet de loi relatif aux violences basées sur le genre. Il s'agit d'une loi plus répressive que les textes en vigueur, réd...

RFI AfriquePar RFImardi 3 novembre 2026 à 08:56
Cameroun: des associations prônent une loi sur les violences basées sur le genre pour «régler le problème à la racine»
Cameroun: des associations prônent une loi sur les violences basées sur le genre pour «régler le problème à la racine» Au Cameroun, les associations de la société civile luttant contre les féminicides ont présenté le 2 novembre 2026 à Yaoundé l'évolution du processus d'élaboration de l'avant-projet de loi relatif aux violences basées sur le genre. Il s'agit d'une loi plus répressive que les textes en vigueur, rédigée début 2026. Une loi que les organisations de la société civile veulent voir sur la table des députés autour de la session de novembre, prévue dans quelques jours. Publié le : 03/11/2026 - 08:56Modifié le : 03/11/2026 - 08:58 Avec notre correspondant à Yaoundé, Richard Onanena Devant le Parlement, les organisations de la société civile veulent défendre une nouvelle loi spécifique qui devrait « régler le problème à la racine » et non une « loi cosmétique » comme c'est le cas jusqu'ici, comme l’affirme Yvonne Akoa, présidente de l'Association des femmes juristes du Cameroun : « Ce texte est un texte qui définit les violences basées sur le genre, qui les incrimine, qui les sanctionne. Il y a une ordonnance de protection qui n'existe pas encore. Et puis il y a la réparation. » Un avant-projet de loi a été rédigé à Ebolowa en 2026, issu d'une concertation d'environ 2 500 personnes, d'une cinquantaine d'ONG et de plusieurs ministères. Élise Pierrette Memong, présidente de l'Association de lutte contre les violences faites aux femmes (ALVF), estime qu'il faut prendre ce travail en compte : « Nous avons un rôle de veille citoyenne pour justement apporter à tous les décideurs l'éclairage de la communauté qui attend cette loi. » Au moins 76 féminicides recensés depuis début 2026 Au-delà de la répression, cette loi devrait aborder des aspects préventifs, selon Ulrich Ovono, magistrat ayant coordonné la rédaction de cet avant-projet : « Il y a un vrai vide dans tout ce qui concerne la prévention. Aujourd'hui, dans les écoles, dans l'université, les questions de harcèlement sexuel au travail qui n'étaient pas abordées jusqu'ici dans nos textes, mais qui se trouvent dans ce projet de loi. » Les organisations de la société civile dénombrent au moins 76 cas de féminicide cette année au Cameroun, d'où l'urgence de légiférer sur la question. À lire aussiCameroun: à l'hôpital Jamot de Yaoundé, briser le silence des violences faites aux femmes NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
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