Cameroun: la filière relativise les résidus d’antibiotiques et métaux lourds trouvés dans des poulets et œufs
Au Cameroun, après l'étude d'une équipe scientifique de l'Université Yaoundé 1 révélant la présence de mycotoxines, résidus antibiotiques et métaux lourds, dans des poulets et des œufs destinés à l'alimentation, les professionnels de la filière appellent les consommateurs à ne pas céder à la psyc...
RFI AfriquePar RFIlundi 19 octobre 2026 à 10:451 vues

Cameroun: la filière relativise les résidus d’antibiotiques et métaux lourds trouvés dans des poulets et œufs Au Cameroun, après l'étude d'une équipe scientifique de l'Université Yaoundé 1 révélant la présence de mycotoxines, résidus antibiotiques et métaux lourds, dans des poulets et des œufs destinés à l'alimentation, les professionnels de la filière appellent les consommateurs à ne pas céder à la psychose. Le président de l'Association interprofessionnelle avicole (Ipavic) défend une filière qui représente, affirme-t-il, 380 000 emplois directs et 4 % du PIB du pays. Publié le : 19/10/2026 - 11:45Modifié le : 19/10/2026 - 11:45 Le président de l'Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic), François Djonou, redoute les conséquences d'une étude dont les résultats pourraient être, selon lui, mal compris et mal interprétés. Il rappelle qu'il s'agit de prélèvements effectués sur un échantillon : plusieurs dizaines d'animaux et d'œufs sur quelques 102 millions de poulets et 3 milliards d'œufs de table, produits chaque année, répartis dans les trois principaux bassins d'élevage du Cameroun (régions Centre, Ouest et Littoral). « Des éléments métalliques se retrouvent naturellement dans tous les produits » Il souligne aussi que les mots « métaux lourds » ou « toxines » peuvent faire peur, mais que tout est question de quantités. « Pour qu’il y ait un risque d'être malade, il faut bien que le seuil de contamination soit dépassé, ensuite qu'on soit exposé pendant un certain temps, affirme-t-il au micro d’Amélie Tulet. Il faut savoir aussi que tous les produits alimentaires sont "contaminés" – même si je ne veux pas utiliser ce terme – que les traces de ces éléments métalliques se retrouvent naturellement dans tous les produits alimentaires ». François Djonou rappelle que des contrôles sont prévus à toutes les étapes de la chaîne : les mycotoxines, par exemple, sont traquées au niveau des usines d'aliments destinés aux élevages. « Tout ce qui sort des usines d'aliments au Cameroun a un taux de mycotoxines acceptable, déterminé par les normes, assure-t-il. Quant au chloramphénicol, c'est au niveau même des pratiques à la ferme. Les fermes doivent fonctionner avec l'appui d'un vétérinaire. Toutes les fermes qui ont l'assistance d'un vétérinaire n'ont pas de problème de traces d'antibiotiques dans les œufs ou bien les poulets ». Renforcer les contrôles partout L'enjeu, pour François Djonou, c'est de renforcer les contrôles partout, pour soutenir une filière porteuse de croissance, souligne-t-il. Selon lui, le débat suscité par l'étude scientifique ne doit pas décourager les consommateurs, mais plutôt montrer l'intérêt de la surveillance sanitaire et d'investigations approfondies. À écouter aussiL'Invité d'Afrique Midi - Cameroun: «La majorité des échantillons» de poulet et d'œufs « ont des teneurs importantes» de substances toxiques NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Mis à jour 19 oct.