Cameroun: le journaliste Onohiolo rase finalement sa barbe avant la formation d’un nouveau gouvernement
Au Cameroun, le journaliste Souley Onohiolo a finalement choisi de faire tondre son crâne et tomber sa barbe. Il avait pourtant juré de s’en débarrasser uniquement après la formation d’un nouveau gouvernement promis par le président Paul Biya lors du discours de fin d’année. En se rendant chez le...
RFI AfriquePar RFIsamedi 4 juillet 2026 à 11:40

Cameroun: le journaliste Onohiolo rase finalement sa barbe avant la formation d’un nouveau gouvernement Au Cameroun, le journaliste Souley Onohiolo a finalement choisi de faire tondre son crâne et tomber sa barbe. Il avait pourtant juré de s’en débarrasser uniquement après la formation d’un nouveau gouvernement promis par le président Paul Biya lors du discours de fin d’année. En se rendant chez le barbier, vendredi 3 juillet, Souley Onohiolo a déclaré avoir mis fin à une révolte personnelle et silencieuse. Publié le : 04/07/2026 - 13:40 Avec notre correspondant à Yaoundé, Emmanuel Jules Ntap Les membres de la famille du journaliste Souley Onohiolo ainsi que quelques amis et connaissances se sont mobilisés pour l’accompagner chez le barbier. Parmi eux, François Bikoro, journaliste qui a tenu à louer la révolte symbolique de son confrère, huit mois durant « Nous savions, connaissant le pouvoir de M. Biya et des États africains, que M. Souley Onohiolo n’allait pas faire deux semaines. Eh bien, il a pu faire pratiquement plus d’une moitié de l’année. Je suis sûr que le message est passé » A l’aide d’une tondeuse, le barbier a alors débarrassé le journaliste d’une touffe de cheveux noire et grise et d’une épaisse barbe blanchâtre qu’il a trainées dans l’attente d’un nouveau gouvernement. Désormais, avec un crane et menton bien rasés, Souley Onohiolo qui n’a pas manqué d’esquisser quelques pas de danse, dit n’avoir perdu aucune bataille : « Nous avons un parti ; nous avons inscrit notre nom dans une page singulière de l’Histoire contemporaine du Cameroun. Nous sommes, en toute légitimité et confiance, convaincus que cette page continuera d’être lue, commentée et transmise. » Une médiation, initiée la semaine dernière, par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a fortement contribué à faire infléchir le journaliste Souley Onohiolo, d’après ses proches. À lire aussiAu Cameroun, un journaliste réputé laisse pousser sa barbe tant que son pays n’a pas de nouveau gouvernement NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Mis à jour Il y a 2j