Cameroun: le parti de l'opposant Issa Tchiroma suspendu pour trois mois
Le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), le parti de l’opposant Issa Tchiroma qui a revendiqué la victoire lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025 est suspendu d’activités pendant les trois prochains mois, selon un arrêté signé ce mardi 27 octobre par le ministre de l’Administ...
RFI AfriquePar RFImercredi 28 octobre 2026 à 04:20

Cameroun: le parti de l'opposant Issa Tchiroma suspendu pour trois mois Le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), le parti de l’opposant Issa Tchiroma qui a revendiqué la victoire lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025 est suspendu d’activités pendant les trois prochains mois, selon un arrêté signé ce mardi 27 octobre par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Le ministère énumère dans sa décision certains actes commis avant, pendant et après l’élection présidentielle de l’an dernier en octobre et attribués au FSNC pour justifier cette suspension. Publié le : 28/10/2026 - 04:20 Avec notre correspondant à Yaoundé, Emmanuel Jules Ntap Appel à l’insurrection, atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité ou encore à la souveraineté nationale... Au total cinq griefs sont retenus pour suspendre les activités du Front pour le salut national du Cameroun. Le ministère pointe également la responsabilité du parti d'Issa Tchiroma dans des actes « d’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens et des troubles graves à l’ordre public ». Enfin, l’arrêté mentionne également comme fait aggravant la résidence actuelle du président du FSNC à l’étranger. Issa Tchiroma vit actuellement en Gambie. Pas de réaction officielle À cette heure, pas de réaction officielle de ce dernier, ni de son parti. Mais l’avocate Alice Nkom, soutien d’Issa Tchiroma, qui avait été nommée porte-parole de l’ancien candidat à l’élection présidentielle, estime que cette décision est « un signe de fin de règne atroce » et y voit « une folie, un crime contre la démocratie et le pouvoir du peuple ». À quelques jours d'une éventuelle convocation statutaire du corps électoral pour la tenue des élections locales l’an prochain, maître Alice Nkom s’interroge : « De quoi ont -ils peur ? » Aucun responsable du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le parti au pouvoir, n’a encore réagi à cette décision. NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Mis à jour 28 oct.