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Cameroun : les chaînes nationales resteront accessibles gratuitement après l’expiration des abonnements Canal+, StarTimes et autres

À compter de ce 4 novembre 2026, les abonnés aux réseaux de télédistribution payante au Cameroun devraient bénéficier d’un changement majeur : l’accès aux chaînes nationales publiques et privées d’intérêt général sera maintenu, même après l’expiration de leur abonnement. Une mesure qui concerne n...

Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actuelmercredi 4 novembre 2026 à 20:43
Cameroun : les chaînes nationales resteront accessibles gratuitement après l’expiration des abonnements Canal+, StarTimes et autres
À compter de ce 4 novembre 2026, les abonnés aux réseaux de télédistribution payante au Cameroun devraient bénéficier d’un changement majeur : l’accès aux chaînes nationales publiques et privées d’intérêt général sera maintenu, même après l’expiration de leur abonnement. Une mesure qui concerne notamment les abonnés de Canal+ Cameroun, Orange Cameroun, SWECOM Plc, StarTimes Cameroun, TVCAM Sarl et Creolink Communications. Cette évolution fait suite à l’annonce du ministre de la Communication relative à la signature d’un protocole d’entente destiné à garantir la continuité de la réception des chaînes nationales, indépendamment du renouvellement des forfaits commerciaux. Jusqu’ici, le fonctionnement des réseaux de télédistribution payante reposait sur un principe contraignant pour les consommateurs : à l’expiration de leur abonnement, l’ensemble des chaînes accessibles à travers leur décodeur était généralement interrompu. Cette coupure concernait également les chaînes nationales, y compris la Cameroon Radio Television (CRTV) et les autres médias audiovisuels camerounais. Une situation qui soulevait régulièrement la question du droit des citoyens à accéder à l’information nationale, notamment aux communications officielles, aux alertes d’urgence et aux programmes consacrés à l’actualité et à la culture camerounaises. Sur le plan juridique, cette problématique renvoie notamment au principe du « Must Carry », qui impose aux distributeurs de services audiovisuels de transporter certaines chaînes d’intérêt général. La loi n° 2015/007 du 20 avril 2015 régissant l’activité audiovisuelle au Cameroun constitue l’un des principaux textes de référence en la matière. Toutefois, la question de la continuité de réception des chaînes nationales après l’expiration d’un abonnement commercial demeurait au cœur des préoccupations des consommateurs. Cette avancée est également présentée comme l’aboutissement d’une mobilisation menée par des acteurs de la société civile et des associations de défense des droits des consommateurs. En juillet 2026, face aux interruptions de signal et à ce qu’ils considéraient comme une insuffisance de réponse des opérateurs, un collectif avait adressé un ultimatum de quinze jours aux autorités compétentes. Cette démarche avait notamment été accompagnée du dépôt de 21 mémorandums auprès des institutions de la République. À travers ces documents, les initiateurs de la mobilisation mettaient en avant plusieurs préoccupations : la souveraineté audiovisuelle du Cameroun, la protection du pouvoir d’achat des ménages et la nécessité de garantir aux populations un accès permanent à l’information d’intérêt général. La mise en œuvre de ce protocole d’entente pourrait modifier durablement les pratiques de la télédistribution au Cameroun. Pour les consommateurs, l’enjeu est de ne plus perdre totalement l’accès aux chaînes nationales lorsque leur abonnement arrive à expiration. Pour les éditeurs audiovisuels locaux, cette disposition représente également une opportunité de préserver leur audience et leur visibilité, y compris auprès des ménages dont les abonnements payants ne sont plus actifs. Quant aux opérateurs de télédistribution, ils devront intégrer cette exigence de continuité dans leurs modalités de fonctionnement, selon les dispositions retenues dans le protocole. Au-delà de son incidence sur le secteur audiovisuel, cette évolution pose une question fondamentale : l’accès à l’information d’intérêt général peut-il être entièrement subordonné à la capacité d’un ménage à renouveler chaque mois un abonnement télévisuel ? En plaçant la continuité de réception des chaînes nationales au cœur du dispositif, le Cameroun entend apporter une réponse à cette préoccupation. Le décodeur ne serait ainsi plus uniquement un équipement permettant d’accéder à des bouquets commerciaux, mais également un vecteur de diffusion de l’information nationale. Source : Esbi Media
Mis à jour Il y a 3h