Passer au contenuPasser à la navigation
JAPAP
Retour
politique

Cameroun: les détenus de la crise post-électorale abandonnés à leur sort, dit l’un de leurs avocats

Au Cameroun, 500 personnes sont toujours en détention dans différentes villes de la moitié sud du pays huit mois après leur arrestation lors des manifestations de colère dans la foulée de la présidentielle du 12 octobre 2025. Ces prévenus n’ont toujours pas été jugés et sont abandonnés à leur sor...

RFI AfriquePar RFIdimanche 28 juin 2026 à 04:29
Cameroun: les détenus de la crise post-électorale abandonnés à leur sort, dit l’un de leurs avocats
Cameroun: les détenus de la crise post-électorale abandonnés à leur sort, dit l’un de leurs avocats Au Cameroun, 500 personnes sont toujours en détention dans différentes villes de la moitié sud du pays huit mois après leur arrestation lors des manifestations de colère dans la foulée de la présidentielle du 12 octobre 2025. Ces prévenus n’ont toujours pas été jugés et sont abandonnés à leur sort selon leur avocat, maître Fabien Kengne. Publié le : 28/06/2026 - 06:29 Maître Fabien Kengne, avocat de prévenus, dénonce une forme de punition collective injuste avec ces détentions provisoires prolongées. ll affirme que, courant juin 2026, deux détenus sont morts à la prison de Kondengui, à Yaoundé, probablement faute de soins. Il suit aussi les dossiers de manifestants incarcérés à Douala, Bafoussam et Foumban. De la détention arbitraire pour lui, puisque toutes ces personnes ont été prises en flagrant délit. « Donc, on attend aucun témoin, lance maître Fabien Kengne. Elles devraient passer en jugement direct et depuis plus de huit mois elles demeurent en attente de jugement tout se passe comme si on voulait les punir d’avoir voulu exprimer leurs opinions, à travers ces manifestations et qu’en bien même certains auraient cassé, rien ne justifie cette détention anormalement longue depuis bientôt huit mois. » Laisser la justice faire son travail L’avocat dénonce aussi le fait que ces civils sont toujours poursuivis par la justice militaire pour des faits allant de l’insurrection à défaut de présentation de carte d’identité. Pour Patrick Rifoe, communicant du parti du président Paul Biya, le RDPC, il faut seulement laisser la justice faire son travail. « Si des gens sont innocents, dit-il, je crois que les procédures les innocenteront. Si ils ne doivent pas passer devant la justice militaire, je pense que les faits seront requalifiés. On souhaite tous que la justice soit plus diligente, pour qu’elle le soit, je pense qu’il faudrait qu’elle ait davantage de moyens. » Pour l’instant, aucune question sur le sujet n’a été posée au gouvernement lors de la session parlementaire de ce mois de juin 2026. À lire aussiContestations post-électorales au Cameroun: des juges supplémentaires dans le procès de 146 personnes NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Mis à jour 28 juin
Cameroun: les détenus de la crise post-électorale abandonnés à leur sort, dit l’un de leurs avocats - JAPAP! · JAPAP