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Cameroun : Mila Assoute interpelle Paul Biya sur l’avenir du pays après 44 ans de pouvoir

Dans une tribune intitulée « Quel Cameroun après vous ? (Partie 2) », le Pr Chief Mila Assoute, chef supérieur des Mbo Sanzo en exil, appelle le président Paul Biya à préparer une succession politique qui préserve la paix, l’unité nationale et les institutions républicaines. L’ancien promoteur du...

Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actuelvendredi 6 novembre 2026 à 06:26
Cameroun : Mila Assoute interpelle Paul Biya sur l’avenir du pays après 44 ans de pouvoir
Dans une tribune intitulée « Quel Cameroun après vous ? (Partie 2) », le Pr Chief Mila Assoute, chef supérieur des Mbo Sanzo en exil, appelle le président Paul Biya à préparer une succession politique qui préserve la paix, l’unité nationale et les institutions républicaines. L’ancien promoteur du courant des Modernistes au sein du RDPC met en garde contre une éventuelle confiscation dynastique du pouvoir et une continuité politique dominée par les intérêts d’une oligarchie. Lire la partie 1 QUEL CAMEROUN APRÈS VOUS ? (Partie 2) Le Cameroun que j’ai physiquement quitté il y a vingt-et-un ans, sans autoroute, n’a toujours aucune autoroute. en 2026. Il n’a même pas encore réglé en 44 ans de pouvoir de manière stable les besoins de base en eau potable et électricité… Nous sommes partis de notre pays, suite à une tentative d’assassinat dans un contexte de divergences profondes sur des pratiques idéologiques persistantes éloignées de toute orthodoxie des anciens camarades au sein du RDPC. La réalisation toujours déficiente de vos promesses politiques et la prévarication constituaient l’origine de la création par moi du courant des modernistes en 2002 au sein du RDPC. Ces méthodes restent d’actualité. Notre conviction pour l’éthique pour le Cameroun demeure notre boussole au RDMC. Les dérives de gestion au Cameroun ont franchi un seuil critique. En plus des prédations financières, de graves affaires criminelles de meurtres impliquent par collusion des dignitaires publics et privés et des responsables des services d’intelligence et de sécurité. Mon propos n’est pas de dresser un nouveau bilan de votre règne de 44 ans. Tout n’est d’ailleurs pas noir… Ma thèse dans cette situation des inquiétudes pour la suite sans vous, démontre sans attaques des individus que tous ceux qui veulent vous succéder sont comptables du résultat actuel de l’état du pays. Il est désormais pressant d’anticiper le type de pays que vous allez léguer à notre nation dans plus ou moins 6 ans. Comment rétablir la confiance nationale Le Cameroun que vous allez léguer affronte des fractures identitaires et sociales majeures : la crise du NOSO a fait plus de 7000 morts malgré les dialogues et les désirs apparents de paix ; les clivages sociologiques nord-sud, sud-ouest, littoral-ouest sont visibles dans le « vivre ensemble » des Camerounais ; le chômage massif des jeunes est une poudrière, la paupérisation et la criminalité culminent des pics. Notre dette est estimée à 15 000 milliards de francs CFA supplémentaires, sans achèvement d’aucun de vos grands projets structurants amorcés. Le gouvernement parle d’émergence L’émergence en 2035 est devenue une utopie d’un gouvernement sclérosé et vieux de huit ans au minimum. On vise des satellites à la lune alors que nous en sommes encore à parler d’eau potable et d’électricité constante à l’orée de 2030 avec un budget annuel d’État de 8000 milliards… Crise post-électorale Votre réélection avec 53 % des suffrages exprimés, face à 47 % des suffrages concurrents, pose sur la table politique les inquiétudes d’avenir. La force ne règle pas tout. La fermeture du jeu démocratique radicalise les frustrations. Quatre questions méritent donc votre Tres Haute Attention : 1. Pouvons-nous parler de paix durable et de stabilité politique à des millions de ventres affamés tout en poursuivant la même politique de vie d’opulence d’une petite clique de criminels à col blanc en liberté ou emprisonnés au faciès ? 2. Pouvez-vous réaliser « Grandeur et Espérance » en 6 ans avec un gouvernement de huit ans dont le bilan est contrarié par sa propre vénalité prouvée et exposée à la fois par la Cour des comptes, le TCS et la CONAC ? 3. Le Cameroun peut-il s’éloigner sans provoquer des drames humains de l’idée fondatrice de République que vous avez héritée en 1982 alors qu’aucune filiation de sang ni proximité religieuse ou d’appartenance ne vous relie à votre prédécesseur ? 4. Notre nation peut-elle être de force otage des ambitions claniques ou des prétentions généalogiques de confiscation du pouvoir ? RESTAURER LE PACTE RÉPUBLICAIN ET LA CONFIANCE. Excellence Monsieur le Président de la République du Cameroun, Nous savons ce qu’il ne faut pas faire dans notre pays après vous pour éviter les troubles. Je vous le dis ici avec déférence et sans calcul personnel. Ce pays ne peut pas être légué sans le feu et le bain de sang ni à une oligarchie prédatrice à col blanc ni à une prétention dynastique assumée de confiscation du pouvoir comme critères de votre succession et de continuité de l’État. Ces deux perspectives seraient profondément déchirantes pour notre nation. Votre perspective est dans le serment de votre charge. La continuité de l’État est un impératif de confiance dans les institutions fortes et dans les hommes et femmes d’État qui portent l’État. La CONFIANCE et la JUSTICE ne peuvent pas soudain être retrouvées par ceux qui en ont perdu le sens de sa réalité pendant 4 décennies. Le Cameroun, qui doit venir après vous, a besoin d’hommes d’État à la probité morale établie et beaucoup moins des héritiers de pouvoir. Il doit être un pays pensé, avec un État juste et prospère, un État protecteur des vies et des biens, une nation forte d’une véritable ambition de progrès… Votre sécurité propre et votre retraite paisible dépendent plus du choix de votre fidélité à notre nation et très peu des filiations, Excellence Monsieur le Président de la République. Nous devons explorer ensemble de nouveaux paradigmes de création de richesses et de partage de la croissance dans un État stratège. La République, par sa charge imaginaire, demeure la seule boussole de paix et d’unité durables pour notre diversité ethnique, culturelle et linguistique. Excellence Monsieur le Président, J’ai la faiblesse de croire que l’histoire ne vous jugera pas ce 6 novembre 2026 avec Les danses du ventre du RDPC pour vos 44 ans de règne. Quel Cameroun laisserons-nous à nos enfants ? Tous nos enfants sera le jugement de l’histoire. Vous avez dit que <>. Alors ne le comparons à rien. Pr. Chief Mila Assoute Chef supérieur des Mbo Sanzo en exil.
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