Cameroun: neuf civils tués dans une attaque attribuée à Boko Haram dans l’Extrême-Nord
Neuf civils ont été tués dans une attaque attribuée à Boko Haram, dans la localité de Milari, à environ 7 kilomètres de la ville de Kousseri, dans l'Extrême-Nord. Cette attaque, menée dans la nuit du 2 au 3 juillet, est l'une des plus meurtrières enregistrées dans la région, ces derniers mois.
RFI AfriquePar RFIlundi 6 juillet 2026 à 12:35

Cameroun: neuf civils tués dans une attaque attribuée à Boko Haram dans l’Extrême-Nord Neuf civils ont été tués dans une attaque attribuée à Boko Haram, dans la localité de Milari, à environ 7 kilomètres de la ville de Kousseri, dans l'Extrême-Nord. Cette attaque, menée dans la nuit du 2 au 3 juillet, est l'une des plus meurtrières enregistrées dans la région, ces derniers mois. Publié le : 06/07/2026 - 14:35 D'après des sources sécuritaires, les assaillants ont fait irruption dans ce village du Cameroun peu après minuit. Les populations endormies ont été prises par surprise et brutalement tirées de leur sommeil par quelques tirs de sommation. Des riverains témoignent d'une attaque éclair, menée à l'arme à blanche et à l’arme à feu, particulièrement violente. Neuf morts, âgés de 18 à 55 ans, ont été comptabilisés, ainsi que 9 blessés, dont certains très grièvement et désormais pris en charge dans les hôpitaux de la région. Rage vengeresse Les témoins rapportent que les assaillants étaient comme habités par une rage vengeresse. Quelques jours plutôt, les villageois avaient découvert une importante cache d'armes dans les parages. Le butin avait été remis aux autorités. À Milari, les populations sont convaincues qu'elles ont payé le prix de leur coopération. Cette nouvelle offensive s'inscrit dans un contexte marqué par une recrudescence des attaques de Boko Haram dans le département du Logone-et-Chari, frontalier du Tchad. Dans les villages, « la psychose est palpable », témoigne une personne faisant partie de l’élite locale. « De nombreuses familles ont réduit leurs déplacements, déserté temporairement les champs, les zones de pèches et de pâturages, de peur d'être prises pour cibles », écrivent pour leur part nos confrères du quotidien L'Œil du Sahel. À lire aussiAux confins nord du Cameroun, une commune enclavée sous une pression jihadiste constante NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
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