Cameroun : rentrée scolaire, rentrée de toutes les menaces
© DR À trois jours de la rentrée scolaire au Cameroun, plusieurs menaces pèsent sur la communauté éducative et augmentent les risques chez les élèves, les enseignants et même les parents. Moins de 72 heures séparent les élèves de la rentrée scolaire comptant pour l'année 2026-2027. Le chrono to...
Journal du CamerounPar Arnaud Nicolas MAWELvendredi 4 septembre 2026 à 08:47

À trois jours de la rentrée scolaire au Cameroun, plusieurs menaces pèsent sur la communauté éducative et augmentent les risques chez les élèves, les enseignants et même les parents. Moins de 72 heures séparent les élèves de la rentrée scolaire comptant pour l’année 2026-2027. Le chrono tourne. Les préparatifs vivent les derniers instants. Malgré la note salée, les parents apprêtent le nécessaire pour les enfants : cahiers, livres, cartables, tenues de classe, frais exigibles, produits alimentaires… Les responsables d’établissements s’assurent d’un cadre propre, agréable. Ils dressent des emplois de temps. Répartissent des enseignants. Tout est fait pour un démarrage sans fausse note le 07 septembre 2026. LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ Mais, l’environnement sécuritaire alimente des incertitudes. Dans les régions en crise, la menace crée la peur. A l’Extrême-Nord, les groupes armés Boko Haram continuent de d’attaquer. Ils sèment la mort. Enlèvent les enfants, les jeunes et les adultes. Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les groupes armés séparatistes ne renoncent pas aux hostilités. Ils n’abandonnent pas en totalité le projet d’empêcher les enfants d’aller à l’école. Après avoir lancé un mot d’ordre de confinement à la période de la rentrée scolaire, certains se ravisent. Ils reconnaissent, un peu tard, l’importance de l’éducation pour leurs enfants et la nécessité de les laisser acquérir l’instruction comme les autres enfants du pays. Le rétropédalage ne rassure pas néanmoins. Les coups de feu font bruit dans la zone ces derniers temps. La rentrée scolaire sera sous haute sécurité. Dans les grandes villes de ces trois régions et des sept autres, un autre risque plane : la violence sur les enfants. Elle se présente sous plusieurs formes : enlèvement, traite, viol, maltraitance, agressions, meurtre… Tout petits, adolescents, jeunes, y sont exposés. Aucun espace ne rassure plus en totalité. Même les établissements scolaires, les lieux de culte, le voisinage n’inspirent plus la confiance et la sérénité d’antan. Il faut garder un œil ouvert. Et ce n’est pas tout. Les prévisions météorologiques ne rassurent pas non plus. Les trois prochains mois, les pluies torrentielles peuvent causer des inondations et éboulements. Dans les régions septentrionales, certaines zones peuvent être plus affectées que d’autres. Des autorités prennent des mesures pour pallier les inondations des classes. Le volume des eaux de ruissellement en cas de fortes pluies pouvant emporter des enfants, est à prendre en considération partout. Sans oublier les risques sanitaires du fait des pluies et des vents violents. Enfin, la violence et la dépravation des mœurs en milieu scolaire ne sont pas résolues. Elles étaient juste en vacances. C’est aussi la rentrée des deux phénomènes si le dispositif de lutte n’est pas renforcé. Il concerne le démantèlement des réseaux de circulation et de distribution de la drogue et des produits psychotropes. Il mêle aussi la mise en quarantaine des consommateurs et dealers, la sensibilisation permanente des élèves, la promotion de l’éthique, de la morale et du civisme. Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Mis à jour Il y a 13h