Cameroun: six mois après la création d'un poste de vice-président, le poste reste vacant
Au Cameroun, six mois après la promulgation de la loi instituant un poste de vice-président de la République, le poste reste vacant. Une situation qui interroge, alors que cette nouvelle fonction est officiellement présentée comme un mécanisme de continuité au sommet de l'État. Le vice-président ...
RFI AfriquePar RFIjeudi 15 octobre 2026 à 05:35

Cameroun: six mois après la création d'un poste de vice-président, le poste reste vacant Au Cameroun, six mois après la promulgation de la loi instituant un poste de vice-président de la République, le poste reste vacant. Une situation qui interroge, alors que cette nouvelle fonction est officiellement présentée comme un mécanisme de continuité au sommet de l'État. Le vice-président ayant entre autres attributions de terminer le mandat du président en exercice, en l'occurrence ici Paul Biya, en cas de vacance constatée du pouvoir. Publié le : 15/10/2026 - 06:35 L'adoption du texte par le parlement, convoqué en Congrès, est intervenue le 4 avril dernier. Une fois adopté, il a ensuite été promulgué 10 jours plus tard. Le texte nouveau donnait au chef de l'État le pouvoir de nommer et de révoquer son vice-président. Immédiatement des spéculations ont envahi l'espace public, sur le profil de celui qui allait être désigné à cette haute fonction. Depuis lors des noms n'ont cessé d'apparaitre dans la presse. Et une certaine impatience aussi dans l'opinion, désireuse de voir se dessiner ce qui pourrait s'avérer comme le visage de l'après-Biya. Preuve de cette impatience, un individu, depuis aux arrêts, a tenté le 12 juin dernier de faire lire sur les ondes de la radio nationale un faux décret nommant ce vice-président. Une révision critiquée par l'opposition Dans une frange de la classe politique de l'opposition, la révision a été fortement critiquée, le MRC notamment a évoqué une révision anticonstitutionnelle, mais d'autres leaders pressent pour que le poste soit pourvu. C'est le cas de Cabral Libii du PCRN qui met d'ailleurs en garde sur les périls qu'une non-nomination du vice-président ferait peser sur le pays, avec un chef de l'État que l'on dit de plus en plus fatigué et absent. À lire aussiVice‑présidence au Cameroun: une attente qui «alimente le pessimisme politique» NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Mis à jour 15 oct.