Cameroun: un collectif alerte sur les «recrutements» de jeunes aux côtés de l'armée russe
Au Cameroun, des familles se mobilisent contre l'enrôlement de jeunes Camerounais sur le théâtre du conflit ukrainien. Un collectif dénommé « Ramenez nos fils et nos frères » a récemment lancé une alerte contre ces « recrutements », aux côtés des forces russes. Il dénonce des réseaux de recruteme...
RFI AfriquePar RFIsamedi 29 août 2026 à 14:421 vues

Cameroun: un collectif alerte sur les «recrutements» de jeunes aux côtés de l'armée russe Au Cameroun, des familles se mobilisent contre l'enrôlement de jeunes Camerounais sur le théâtre du conflit ukrainien. Un collectif dénommé « Ramenez nos fils et nos frères » a récemment lancé une alerte contre ces « recrutements », aux côtés des forces russes. Il dénonce des réseaux de recrutement, opérationnels autant au Cameroun qu'en Russie, avec de fausses promesses d'emploi ou de formation. Publié le : 29/08/2026 - 16:42 Le collectif dit avoir recensé plusieurs cas de décès sur le front de guerre en Ukraine et des disparitions. Il alerte sur le désarroi des familles des victimes qui n'ont aucune nouvelle de leurs proches. « Il y a un silence assourdissant sur ce phénomène, alerte Sylvère Paul Yede, l'un des fondateurs du collectif Ramenez nos fils et nos frères. Il y a des familles qui ne savent pas où donner de la tête, quelles démarches elles doivent faire. Après investigation, nous avons appris que ces jeunes embarquent car on leur promet des contrats futurs. Les familles nous racontent ensuite que ces jeunes gens ont, en fait, été trompés ». À lire aussiComment la Russie enrôle de gré, mais également de force des Africains pour combattre en Ukraine Son collectif cherche à mettre en lumière ces disparitions pour que « l’État puisse réagir, pour les familles qui n’ont pas encore retrouvé leurs fils, puissent avoir des informations et pour celles qui ont pu enterrer leurs enfants, qu’elles puissent constater que l’État et des personnes de la société civile se lèvent enfin pour crier avec elles. Les familles sont meurtries, sont abattues. Certaines n’ont pas de nouvelles depuis plusieurs mois, voire depuis plus d’un an ou deux ». « C’est aussi la raison de cette mobilisation du collectif. Que la lumière soit faite et que si les autorités russes ou les autorités camerounaises sont au courant de cette affaire, qu’ils puissent réagir promptement. Enfin, que ces différents réseaux-là soient démantelés le plus rapidement possible », appelle Sylvère Paul Yede. À lire aussiUkraine: «Les Africains en première ligne, les Russes restent au camp», confie un Camerounais envoyé au front NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Mis à jour Il y a 6j