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Cancers masculins : la prostate cache d’autres tueurs silencieux

Quand on parle de cancer masculin, un seul mot revient : la prostate. C’est le plus connu, le plus dépisté, parfois le seul que les hommes acceptent de nommer. Mais l’univers des cancers masculins est bien plus vaste, entre tumeurs fréquentes et autres tabous dont on ne parle presque jamais. Poum...

237onlinePar Alain-Claude Ndommercredi 4 novembre 2026 à 09:30
Cancers masculins : la prostate cache d’autres tueurs silencieux
Quand on parle de cancer masculin, un seul mot revient : la prostate. C’est le plus connu, le plus dépisté, parfois le seul que les hommes acceptent de nommer. Mais l’univers des cancers masculins est bien plus vaste, entre tumeurs fréquentes et autres tabous dont on ne parle presque jamais. Poumon, côlon, testicule, verge, sein : l’urologue Jean-Jacques Ndoudoumou fait le tour de ceux qu’on ignore trop souvent. Le trio de tête Le cancer de la prostate reste le plus fréquent, notamment après 50 ans. Selon Dr Jean-Jacques Ndoudoumou, urologue à l’Hôpital militaire de Douala, une étude rétrospective multicentrique menée à Douala, à l’Hôpital général et à l’Hôpital Laquintinie, a montré que 70 % des cancers urologiques concernaient la prostate. Envies fréquentes d’uriner, difficultés à vider la vessie, douleurs, sang dans les urines ou le sperme : les signes sont connus. Le dosage de l’antigène spécifique de la prostate (PSA) et le toucher rectal aident à l’évaluation. Le cancer du poumon vient ensuite, souvent lié au tabagisme, y compris passif. Toux persistante, essoufflement, douleurs thoraciques ou crachats sanguinolents doivent alerter. Il est souvent diagnostiqué tardivement. Le cancer colorectal, enfin. Son existence reste méconnue. « Je n’ai jamais entendu parler du cancer du côlon », confie Charles N., ingénieur. Viandes transformées, manque de fibres et sédentarité augmentent les risques. Du sang dans les selles ou un transit modifié justifient une consultation. Ces cancers dont on ne parle pas Le testicule touche surtout les hommes de 15 à 40 ans : boule, augmentation du volume, sensation de lourdeur dans les bourses. Les chances de guérison sont très bonnes si le diagnostic est précoce. Le cancer de la verge est rare, mais potentiellement grave. Une plaie qui ne cicatrise pas, une lésion persistante ou une modification de la peau doivent alerter. Le papillomavirus humain (HPV), le tabagisme et certaines affections locales chroniques figurent parmi les facteurs de risque. La gêne retarde la consultation, et c’est là que tout se complique. Le cancer du sein chez l’homme surprend. Il représente environ 1 % des cancers du sein et touche plus souvent les hommes âgés. « Une masse dure sous le mamelon, une rétraction de celui-ci, un écoulement ou une modification de la peau doivent conduire à consulter », explique le Dr Ndoudoumou. Antécédents familiaux, déséquilibres hormonaux et vieillissement augmentent le risque. La pudeur tue plus sûrement que la maladie. La vaccination contre le HPV est aussi un moyen de prévention contre certaines infections responsables de cancers. Reste à savoir si le message de « Novembre bleu » dépassera la seule prostate. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 1h