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Capitaine Olivia Louba : douanes et gendarmerie se déchirent

La saisie de 12 909 comprimés de tapentadol 250 mg, le 25 octobre, a fait basculer l’affaire de la Capitaine Olivia Louba dans une guerre ouverte entre douanes et gendarmerie. La chronologie de l’affaire la présente comme la fille du général de gendarmerie Zal Louba. Elle est en service à l’aérop...

237onlinePar Alain-Claude Ndomvendredi 30 octobre 2026 à 05:281 vues
Capitaine Olivia Louba : douanes et gendarmerie se déchirent
La saisie de 12 909 comprimés de tapentadol 250 mg, le 25 octobre, a fait basculer l’affaire de la Capitaine Olivia Louba dans une guerre ouverte entre douanes et gendarmerie. La chronologie de l’affaire la présente comme la fille du général de gendarmerie Zal Louba. Elle est en service à l’aéroport depuis juillet 2026. Le dossier ne parle plus seulement d’un contrôle routier. Il parle d’une zone grise entre compétence douanière et compétence de la gendarmerie. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que personne ne veut lâcher le morceau. Du magasin sous douane au face-à-face du 25 octobre Le 5 octobre 2026, la capitaine Semboung Olivia Louba Claudia installe une table dans un magasin sous douane. La raison avancée par elle et ses collègues : la douane saisit des stupéfiants sans en avoir la qualité, et la gendarmerie doit être là pour effectuer les saisies. Le préfet organise une réunion de crise le 9 octobre et lui demande de libérer les magasins sous douane. Elle refuse. Le ton est donné. Le 25 octobre, la douane effectue une saisie de 12 909 comprimés de tapentadol 250 mg à destination de Libreville. Compte rendu est fait au procureur de la République. Le commandant de compagnie et cinq gendarmes extraient le passager contrevenant du contrôle douanier, au niveau du tri bagages départ, une zone où la gendarmerie n’a pas compétence. Une autre faction de cinq gendarmes tente d’arracher le corps du délit. Les deux douaniers parviennent à sécuriser la marchandise. Après plusieurs heures d’aller et retour, la capitaine remet le prévenu à la douane. Les procès-verbaux de saisie et d’audition sont établis. Où s’arrête la compétence de la gendarmerie et où commence celle de la douane ? Le truc, c’est que la marchandise sous douane reste sous sujétion douanière. Elle n’appartient pas au droit commun. La gendarmerie peut retenir en cas de flagrant délit, mais elle doit signaler et dessaisir au profit de l’Administration des douanes. C’est la douane seule qui qualifie l’infraction. Un PV dressé seul par un gendarme sur la voie publique pour des colis sous douane est irrégulier et frappé de nullité, sauf flagrant délit. Le chiffre fait mal : 12 909 comprimés, et aucune présence douanière lors de l’ouverture des colis sur la voie publique. C’est un bras de fer qui ne dit pas son nom. Après la saisie, la tension ne redescend pas Le 26 octobre, le prévenu est déféré au TGI de Bonanjo par la douane, conformément à l’article 369 du Code des douanes CEEAC CEMAC. Le même jour, le Cocomp installe une table au point où la saisie des 12 909 comprimés a été effectuée la veille. Il y poste deux agents. Compte rendu est fait au préfet. Toujours le 26 octobre, le Cocomp instruit de transférer à son bureau une cargaison d’arômes de chicha dédouanés et en voie de sortie, stoppée par ses éléments à la guérite. La tension ne redescend pas. Le 27 octobre, le commandant de compagnie séquestre un agent des douanes qui escortait des marchandises express déjà prises en charge, toujours sous douane et non encore dédouanées du magasin ADC pour le magasin express MTA. La capitaine Semboung Olivia Louba Claudia débarque le douanier qui les escortait, le séquestre, le menace et conduit la marchandise à un lieu inconnu jusqu’à l’heure. Le même 27 octobre, le gestionnaire du magasin sous douane MTA adresse une correspondance à la douane. Il dit avoir retrouvé ses marchandises à la compagnie, mais ne pas être en mesure d’affirmer qu’il s’agit des mêmes marchandises. Rien ne confirme à ce stade ce qu’il est advenu de la cargaison. On ne sait pas encore si la marchandise a été ouverte, substituée ou simplement déplacée. Mais la séquence est lourde. Elle montre une gendarmerie qui ne se contente plus de retenir, qui installe des tables, qui stoppe des cargaisons dédouanées et qui séquestre un agent des douanes en pleine escorte. Le signal est clair. La procédure douanière est bousculée, et l’importateur comme l’administration peuvent y trouver motif à contestation. Difficile de ne pas y voir un aveu de tension institutionnelle. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 5j