Cession de Chococam : l’usine de Douala secouée par une fronde sociale inédite
Selon plusieurs sources, les délégués du personnel de la Chocolaterie Confiserie Camerounaise montent au créneau pour fustiger l’opacité absolue de l’opération, l’échec des recours administratifs […]
ActuCamerounPar Armand Djaleudimanche 9 août 2026 à 17:161 vues

Pas de communication intentionnelle transparente. Par ailleurs, il n’y a pas eu de table ronde d’information pour éclairer les collaborateurs sur le nouveau organigramme, la stratégie industrielle du repreneur, ou encore la sanctuarisation de leurs conditions de travail sur le site de production de Douala-Bassa. Les fonds de la mutuelle Pour les délégués du personnel, il s’agit là, d’un manque manifeste de considération de la part de la direction générale, incarnée par un management distant, sourd aux revendications de la base et hermétique à toute concertation paritaire. Dans la foulée, ils alertent sur une série de dérives graves touchant la gestion des fonds et des avantages sociaux historiques de l’entreprise. Aussi, les sources de revenus traditionnelles de la mutuelle, notamment issues de la valorisation des déchets de l’usine, se trouvent de fait accaparées et gérées de manière discrétionnaire par la direction générale, qui s’arroge le pouvoir de décider de l’octroi des prêts ordinaires hérités de la période précédant l’ère Chococam tout en maintenant les fonds de la mutuelle dans la même caisse que celle de l’entreprise. La part de l’employeur D’autre part, les mécanismes d’aide et les indemnités de solidarité dus aux salariés en cas de départ de l’entreprise sont systématiquement refusés ou restreints, balayant les critères d’ancienneté pourtant entérinés par les usages et les textes en vigueur. De plus, malgré des dispositions contractuelles claires et des accords prévoyant le versement des parts employeur (parts A et B) aux salariés démissionnaires comptant plus de trois ans d’ancienneté, la direction générale s’est ouvertement affranchie de ces obligations en affirmant péremptoirement ne plus honorer ces paiements, provoquant une onde de choc parmi les nombreux employés contraints à des départs massifs.
Mis à jour 9 août