Chococam : deux associations de consommateurs révèlent les irrégularités des chocolats Mambo
Dans un message publié sur Facebook, Fondation camerounaise des consommateurs (FOCACO), conjointement avec La Voix du Consommateur, affirme avoir identifié plusieurs anomalies concernant des tablettes des chocolats Mambo produites par Chococam. L’association cite notamment « le cas d’une tablette...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar Sidoine F.lundi 31 août 2026 à 11:401 vues

Dans un message publié sur Facebook, Fondation camerounaise des consommateurs (FOCACO), conjointement avec La Voix du Consommateur, affirme avoir identifié plusieurs anomalies concernant des tablettes des chocolats Mambo produites par Chococam. L’association cite notamment « le cas d’une tablette Mambo au lait et riz croustillant dont l’emballage pré-imprimé indiquerait un poids net de 100 grammes, tandis qu’un marquage ajouté sur le produit lors de sa mise en lot ferait apparaître 90 grammes ». La FOCACO considère cette différence comme problématique pour le consommateur et demande des explications sur les conditions dans lesquelles ces produits sont commercialisés. Les éléments disponibles ne permettent toutefois pas d’établir de manière indépendante si cette situation concerne l’ensemble de cette gamme ou seulement certains lots. Sur son site internet, Mambo présente toujours sa tablette chocolatée au lait et riz comme un produit d’un poids net de 100 grammes. L’organisation de défense des consommateurs évoque également un autre cas qui aurait été constaté dans un supermarché Santa Lucia à Essos. Selon son récit, une tablette Mambo Noir aurait été facturée à 950 FCFA sur la base d’une référence de 100 grammes, alors que le lot vendu aurait porté une indication de 80 grammes. La Fondation estime qu’une différence entre les références enregistrées dans les systèmes de caisse et les caractéristiques réelles des produits proposés en rayon pourrait conduire les clients à payer un prix qui ne correspond pas à la quantité effectivement achetée. La FOCACO soulève par ailleurs la question de la présentation des informations relatives aux allergènes. Elle reproche à l’étiquetage concerné de ne pas suffisamment mettre en évidence certaines substances comme le lait et le gluten de blé. Sur ce point, l’association invoque la norme camerounaise NC 04 relative à l’étiquetage des denrées alimentaires préemballées. L’Agence des normes et de la qualité (ANOR) répertorie effectivement la NC 04:2019 comme la « Norme générale pour l’étiquetage des denrées alimentaires préemballées au Cameroun ». Face à ces différents constats, la FOCACO réclame une réaction de Chococam. Elle demande notamment une correction des emballages concernés lorsqu’une différence de poids existe ainsi qu’une meilleure visibilité des informations destinées aux consommateurs. L’organisation interpelle également Santa Lucia et les autres grandes surfaces. Elle souhaite une actualisation des références enregistrées en caisse lorsque le poids d’un produit change et réclame un affichage plus systématique du prix au kilogramme afin de permettre aux clients de comparer plus facilement les produits. Le ministère du Commerce est également sollicité. La FOCACO appelle les services compétents à effectuer des contrôles et, si des irrégularités sont effectivement établies, à appliquer les mesures prévues par la réglementation. L’association invite enfin les consommateurs à examiner les emballages avant leurs achats et à vérifier leurs tickets de caisse. Elle recommande notamment de comparer le poids annoncé sur l’emballage avec les éventuelles indications supplémentaires figurant sur le produit. À ce stade, les griefs concernant les différences de poids rapportées dans cette publication sont ceux formulés par la Fondation camerounaise des consommateurs. Ils nécessitent une vérification auprès du fabricant, des distributeurs concernés et des autorités compétentes.
Mis à jour Il y a 4j