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Comifac : le Cameroun prend la présidence du Conseil des ministres

Une pluie battante, un immeuble flambant neuf et un bâton de commandement passé de main en main. Mercredi à Yaoundé, la Comifac a ouvert un nouveau chapitre. Le Cameroun hérite de la présidence du Conseil des ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale, jusque-là tenue par le Burundi...

237onlinePar Jean-Paul Dzomo Nanajeudi 5 novembre 2026 à 06:14
Comifac : le Cameroun prend la présidence du Conseil des ministres
Une pluie battante, un immeuble flambant neuf et un bâton de commandement passé de main en main. Mercredi à Yaoundé, la Comifac a ouvert un nouveau chapitre. Le Cameroun hérite de la présidence du Conseil des ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale, jusque-là tenue par le Burundi. Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la Faune, reçoit le flambeau. Une triple cérémonie sous la pluie La cérémonie était présidée par le ministre d’État Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur, qui représentait le Premier ministre. Elle réunissait trois temps forts : l’inauguration du nouveau siège de la Comifac, l’ouverture de la 12e session ordinaire du Conseil des ministres, puis la passation de service avec la présidente sortante, la Burundaise. L’immeuble, situé dans le nouveau quartier administratif, est un don de l’État du Cameroun. Sept étages, 86 bureaux, salles de réunions, parking, restaurant, bibliothèque. Les essences de bois local sont abondamment sollicitées pour certains pans du bâtiment. Le programme est chargé. La session se tient ce jeudi, précédée par les concertations des experts les 3 et 4 novembre. Au menu : le renouvellement de l’équipe statutaire, la validation politique du nouveau plan de convergence 2026-2035 et l’examen de plusieurs dossiers sur le fonctionnement de l’institution. Le nerf de la guerre, c’est l’argent Le bilan de la présidente sortante n’est pas des plus reluisants sur le financement. Les pays ne cotisent pas au rythme souhaité. Franchement, difficile d’avoir une Comifac « forte et autonome », comme le réclament les discours, quand les caisses dépendent des partenaires. Jules Doret Ndongo l’a dit sans détour : « Nous ne pouvons pas continuer à compter sur les contributions des partenaires techniques et financiers. » Il demande aux États membres de verser leur part de façon régulière. Un autre dossier attend le nouveau président, la tenue de la troisième réunion des chefs d’État du Bassin du Congo. Le plan de convergence doit aussi harmoniser les politiques forestières des pays membres. On ne sait pas encore si les États suivront. Pour le Cameroun, la présidence est un atout de visibilité, mais aussi une responsabilité. Le pays accueille le siège, il pilote désormais le Conseil. Le vrai test commence aujourd’hui, avec la validation du plan 2026-2035. Un beau siège ne remplace pas des cotisations payées. Les États membres diront vite s’ils suivent. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, Jean-Paul Dzomo Nana couvre l'actualité politique et diplomatique du continent africain.
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