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Contestation postélectorale au Cameroun: 22 condamnés libérables sont toujours en détention

Une semaine après le verdict du tribunal militaire, 22 détenus de la crise postélectorale d’octobre 2025 au Cameroun, condamnés à 10 et 11 mois de prison et ayant déjà purgé leurs peines, sont toujours derrière les barreaux à la prison de Nkondengui de Yaoundé. Leurs avocats affirment avoir fait ...

RFI AfriquePar RFIjeudi 15 octobre 2026 à 08:28
Contestation postélectorale au Cameroun: 22 condamnés libérables sont toujours en détention
Contestation postélectorale au Cameroun: 22 condamnés libérables sont toujours en détention Une semaine après le verdict du tribunal militaire, 22 détenus de la crise postélectorale d’octobre 2025 au Cameroun, condamnés à 10 et 11 mois de prison et ayant déjà purgé leurs peines, sont toujours derrière les barreaux à la prison de Nkondengui de Yaoundé. Leurs avocats affirment avoir fait les démarches requises, tandis que l’administration pénitentiaire dit attendre les documents nécessaires à leur libération. Publié le : 15/10/2026 - 09:28Modifié le : 15/10/2026 - 12:39 Avec notre correspondant à Yaoundé, Richard Onanena Le 8 octobre dernier, le tribunal militaire de Yaoundé a vidé le dossier d'un premier groupe de 66 détenus de la crise postélectorale au Cameroun. Parmi eux, une trentaine ont été condamnés de 10 à 11 mois de détention, soit moins que l'année qu'ils viennent de passer en prison. Ils auraient dû, pour certains, sortir dès le lendemain de leur procès, après paiement de l'amende fixée par le tribunal, selon la défense. Or, 22 d’entre eux l'ont déjà fait mais n'ont pas été libérés comme ils s'y attendaient. Maître Ulrich Ngouana, l’un des avocats, affirme : « Nous étions depuis lundi [12 octobre, NDLR] au niveau de la prison centrale de Nkondengui pour nous assurer de l'effectivité de la procédure ayant abouti à la levée d’écrous. Nous avons dénombré 22 personnes qui nous ont confirmés avoir payé des amendes. Nous pensons que leur détention n'est plus justifiée à la prison de Nkondengui. » L’administration pénitentiaire affirme ne pas avoir reçu les documents De leur côté, les responsables de la prison de Yaoundé-Nkondengui affirment n’avoir toujours rien reçu comme documents du greffe du tribunal militaire, notamment la levée d’écrous et les preuves du paiement des amendes. Des lenteurs qui pénalisent les prisonniers. Maître Ngouana souligne : « Nous espérons que les diligences se feront afin de libérer des personnes qui sont encore détenues. Pourtant, ils ont purgé leur peine. » Selon le collectif de défense des détenus de la crise postélectorale d’octobre 2025, plus de 60 détenus sont toujours en attente de jugement devant le tribunal militaire de Yaoundé. Certains passeront devant le juge militaire fin octobre. À lire aussiCrise postélectorale au Cameroun: malgré leur condamnation, un «soulagement pour 66 personnes» détenues depuis un an Ce procès à rallonge, ouvert depuis près d'un an, a régulièrement été critiqué par les organisations des droits humains, notamment pour le fait que le procès est conduit par une juridiction militaire contre de civils. Le 27 octobre 2025, Paul Biya avait été officiellement réélu pour un huitième mandat, deux semaines après un scrutin marqué par des tensions politiques et des arrestations. Des dizaines de personnes étaient depuis dans l’attente de leur procès. NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Mis à jour 15 oct.
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