Contestation postélectorale au Cameroun: des premiers condamnés retrouvent la liberté
Le 8 octobre, au Cameroun, 66 personnes arrêtées lors de la crise post-électorale d'octobre 2025 étaient condamnées à des peines allant de six à quinze mois de prison. Mais après une très longue attente, dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre, des premières libérations ont eu lieu à la ...
RFI AfriquePar RFIsamedi 17 octobre 2026 à 22:432 vues

Contestation postélectorale au Cameroun: des premiers condamnés retrouvent la liberté Le 8 octobre, au Cameroun, 66 personnes arrêtées lors de la crise post-électorale d'octobre 2025 étaient condamnées à des peines allant de six à quinze mois de prison. Mais après une très longue attente, dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre, des premières libérations ont eu lieu à la prison principale de Yaoundé-Kondengui. Dans cette première vague, 19 détenus ont été libérés. Ils ont été accueillis à leur sortie de prison par quelques proches impatients de les retrouver. Publié le : 17/10/2026 - 23:43 Avec notre correspondant à Yaoundé, Richard Onanena Scène de liesse inhabituelle devant la prison principale de Yaoundé, capitale du Cameroun. Il est près de 22h00, vendredi 16 octobre, quand Abakar sort de l'établissement. Il est le premier ex-détenu à franchir la grille. La mine abattue, il ne pas dit un mot. Au téléphone, Samuel, lui aussi libéré, confie qu'il était impatient de retrouver sa copine, après onze mois difficiles passés en prison : « Vraiment, je remercie Dieu pour notre libération. On nous a arrêté le 26 octobre et nous sommes arrivés ici, en prison, le 13 novembre. » Au total, 19 détenus ont été libérés dans la nuit du vendredi au samedi. Parmi eux, certains estiment avoir été incarcérés injustement. « Oui, pour rien. Parce que nous réclamons nos droits, on nous a enfermés », assure l'un d'eux. Un des avocats du collectif de la défense a suivi la procédure de près. Alors qu'ils étaient attendus en début de semaine, il regrette que ces détenus soient restés plusieurs jours de plus, en prison, après avoir payé leurs amendes « Les personnes qui sortent aujourd'hui devaient l'être depuis plusieurs jours déjà, mais les lenteurs administratives ont fait qu'elles ont dû passer plusieurs jours en détention abusive. Elles avaient payé leur dû à l'administration carcérale », dénonce Me Paul Alain Ndam. D'ici à février 2027, le reste des détenus – ceux condamnés le 8 octobre – sera libéré. Plus de 60 autres détenus de la prison de Yaoundé sont en attente de jugement. À lire aussiContestation postélectorale au Cameroun: 22 condamnés libérables sont toujours en détention NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Mis à jour 18 oct.