Côte d’Ivoire : un restaurateur camerounais disparaît avec 150 millions FCFA
Un restaurateur camerounais est porté disparu depuis le 8 juin 2026 à Marcory, quartier populaire d’Abidjan. Namedjo Yonchui Christian, né en septembre 1992 à Yaoundé, aurait emporté dans sa fuite une somme d’environ 150 millions FCFA confiée par plusieurs commerçants. Ses clients, camerounais et...
237onlinePar Jean-Paul Dzomo Nanadimanche 21 juin 2026 à 12:19

Un restaurateur camerounais est porté disparu depuis le 8 juin 2026 à Marcory, quartier populaire d’Abidjan. Namedjo Yonchui Christian, né en septembre 1992 à Yaoundé, aurait emporté dans sa fuite une somme d’environ 150 millions FCFA confiée par plusieurs commerçants. Ses clients, camerounais et ivoiriens, proposent désormais une récompense de 2 millions FCFA pour toute information permettant de le localiser. Un cuisinier bien connu, une disparition soigneusement préparée Namedjo Yonchui Christian n’était pas un inconnu à Marcory. Restaurateur établi dans ce quartier commerçant d’Abidjan, il avait su tisser des relations de confiance avec une clientèle qui dépassait le cadre de son établissement. Plusieurs commerçants lui confiaient régulièrement des sommes d’argent, dans le cadre d’investissements divers dont les contours exacts restent flous à ce stade. Le montant total en jeu tourne autour de 150 millions FCFA. Une somme considérable. C’est le 8 juin 2026 que ses clients ont compris qu’il ne reviendrait pas. Plus de nouvelles, téléphone coupé, établissement fermé. Selon les victimes, l’homme avait pourtant l’air de rien. Derrière ses casseroles, il fredonnait volontiers un air de coupé-décalé : « Faut couper faut décaler, couper décaler. » Une chanson que ses clients écoutaient sans y prêter attention. Aujourd’hui, ils l’entendent autrement. Aucune arrestation n’a été signalée à ce jour. On ne sait pas encore si une plainte formelle a été déposée auprès des autorités ivoiriennes, ni si une procédure judiciaire est en cours de son côté. Une récompense lancée, une communauté en colère Les victimes ont décidé de prendre les choses en main. Elles offrent 2 millions FCFA à quiconque fournirait, depuis le Cameroun, une information permettant la capture du fuyard. Ce détail est important : la piste camerounaise est visiblement privilégiée, ce qui laisse penser que l’entourage du suspect, voire lui-même, pourrait s’y être replié après sa disparition d’Abidjan. Ce type d’affaire n’est pas isolé dans la diaspora camerounaise en Côte d’Ivoire. Des réseaux informels de confiance, fondés sur des relations de proximité communautaire, servent souvent de substitut aux circuits financiers classiques. Pratiques, mais risquées. Quand la confiance est trahie, les recours légaux sont longs et incertains. C’est un rappel brutal que la solidarité communautaire a ses limites quand elle remplace les garanties juridiques. Les commerçants lésés espèrent que la mobilisation sur les réseaux sociaux, très active depuis quelques jours, accélérera les choses. Mais retrouver un homme qui a choisi de disparaître, de l’autre côté d’une frontière, reste une opération compliquée. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, Jean-Paul Dzomo Nana couvre l'actualité politique et diplomatique du continent africain.
Mis à jour 21 juin