Cracher en public : un geste banal aux conséquences fatales
Un geste anodin pour certains, mais aux conséquences potentiellement graves pour la santé collective. Cracher dans les espaces publics demeure une pratique répandue dans plusieurs villes africaines, malgré les risques sanitaires qu’elle comporte et les appels répétés des spécialistes à l’abandonn...
Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actuellundi 22 juin 2026 à 07:56

Un geste anodin pour certains, mais aux conséquences potentiellement graves pour la santé collective. Cracher dans les espaces publics demeure une pratique répandue dans plusieurs villes africaines, malgré les risques sanitaires qu’elle comporte et les appels répétés des spécialistes à l’abandonner. Selon le Dr Albert Ze, président du Consortium pour la Couverture Santé Universelle (CSU) en Afrique, le crachat au sol ne constitue pas seulement une incivilité. Il peut favoriser la circulation de nombreux agents pathogènes responsables de maladies respiratoires parfois sévères. « CRACHER EN PUBLIC: UN GESTE BANAL AUX CONSÉQUENCES FATALES « Un crachat par terre, c’est une maladie en l’air. Protégeons nos poumons. » Cracher dans les espaces publics est bien plus qu’un simple manque de savoir-vivre ou une incivilité passagère. C’est un acte lourd de conséquences, qui impacte directement la santé publique, l’environnement urbain et la vie en communauté. Voici un état des lieux des principaux risques et désagréments liés à cette pratique. 1. Un vecteur majeur de maladies (Le risque sanitaire) C’est le danger le plus invisible, mais le plus redoutable. La salive et les sécrétions de la gorge (les crachats) contiennent des millions de micro-organismes (bactéries, virus, champignons). Lorsqu’une personne crache au sol : – La propagation par l’air : En séchant, le crachat se transforme en fines poussières. Celles-ci sont soulevées par le vent, le passage des voitures ou des piétons, et finissent par être inhalées par d’autres passants. – La transmission de maladies graves : C’est un mode de propagation classique pour des infections respiratoires sévères comme la tuberculose (qui peut survivre des semaines dans un crachat sec), la grippe, les pneumonies et d’autres virus respiratoires. – Le transport passif : Les germes se collent sous les semelles des chaussures des passants, sur les roues des poussettes ou des vélos, et s’invitent ainsi directement à l’intérieur des maisons et des espaces de vie. 2. Une dégradation de l’environnement urbain (Le problème esthétique) Sur le plan visuel et environnemental, le crachat de rue souille l’espace commun. Il tache les trottoirs, les escaliers publics et les murs, donnant un aspect négligé et insalubre aux villes. Pour les municipalités, cela représente un coût financier et logistique important en nettoyage et en entretien des infrastructures pour maintenir un niveau d’hygiène acceptable. 3. Un frein au vivre-ensemble (La dimension sociale) Le crachat en public est perçu dans la grande majorité des cultures comme un geste de mépris, de dégoût ou un manque flagrant d’éducation. – Sentiment d’insécurité sanitaire : voir quelqu’un cracher à proximité crée un inconfort immédiat et un sentiment de vulnérabilité chez les autres usagers de la rue. – Tensions sociales : C’est une source fréquente d’altercations verbales ou de tensions dans les transports en commun et les rues bondées. La solution universelle : Le geste barrière le plus simple reste l’utilisation d’un mouchoir jetable (en papier) dans lequel on crache avant de le jeter immédiatement dans une poubelle, suivi d’un lavage des mains dès que possible. MAIS OÙ EST ALORS L’EAU ??? Dr Albert ZE Président du Consortium pour la CSU en Afrique »
Mis à jour 22 juin