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Crise postélectorale au Cameroun: malgré leur condamnation, un «soulagement pour 66 personnes» détenues depuis un an

Au Cameroun, les premières condamnations ont été prononcées le 8 octobre 2026 près d’un an après la crise postélectorale qui avait suivi la présidentielle 2025 et la réélection de Paul Biya. Pour l’un des avocats du collectif de la défense des détenus, c’est « une forme de soulagement pour 66 per...

RFI AfriquePar RFIvendredi 9 octobre 2026 à 09:092 vues
Crise postélectorale au Cameroun: malgré leur condamnation, un «soulagement pour 66 personnes» détenues depuis un an
Crise postélectorale au Cameroun: malgré leur condamnation, un «soulagement pour 66 personnes» détenues depuis un an Au Cameroun, les premières condamnations ont été prononcées le 8 octobre 2026 près d’un an après la crise postélectorale qui avait suivi la présidentielle 2025 et la réélection de Paul Biya. Pour l’un des avocats du collectif de la défense des détenus, c’est « une forme de soulagement pour 66 personnes qui étaient dans l'indécision », « même si elles ne sont pas satisfaites des décisions ». Publié le : 09/10/2026 - 10:09Modifié le : 09/10/2026 - 14:06 Soixante-six détenus de la crise post-électorale d'octobre 2025 ont été jugés le 8 octobre devant le tribunal militaire de Yaoundé, capitale du Cameroun. Après les réquisitions du ministère public, ils ont tous été déclarés coupables des infractions retenues contre eux, à savoir : propagation de fausses nouvelles, rébellion, attroupement et défaut de carte nationale d'identité. Ils ont été condamnés à des peines allant de six mois avec sursis pour certains, de six à 15 mois de prison ferme pour d'autres. Maître Ndam, qui fait partie du collectif des avocats de la défense des détenus de la crise post-électorale, souligne au micro de Richard Onanena : « Nous entendons bien sûr exercer toutes les voies de recours à notre disposition pour que nos clients puissent obtenir une meilleure décision. Mais la conséquence directe, immédiate, c'est que certains pourront déjà regagner leur liberté. Et pour ceux qui resteront le plus longtemps en prison, ils seront libérés courant février. » « Nous avons encore une centaine de personnes que nous suivons » Il poursuit : « Cette procédure ne sonne certes pas le glas des procédures devant le tribunal militaire. Mais elle est une forme de soulagement pour 66 personnes qui étaient dans l'indécision. Alors, même si elles ne sont pas satisfaites des décisions qu'elles ont eues aujourd'hui, au moins elles ont eu les décisions. Et nous avons encore une centaine de personnes que nous suivons et dont nous espérons dans les prochains jours, avoir la même avancée que celles d’aujourd'hui [mercredi, NDLR]. » Les 66 personnes ont été jugées et déclarées coupables de l'ensemble des infractions retenues contre elles par le ministère public. Les chefs d'accusation comprenaient la propagation de fausses nouvelles, la rébellion, l'attroupement et le défaut de possession de carte nationale d'identité. Les peines les plus lourdes sont de 15 mois de prison ferme et la plus clémente de 6 mois. Quoique relativement clémentes, ces condamnations, feront l'objet d'appels, a déjà prévenu la défense qui conteste leur bien fondé. Ce procès à rallonge, ouvert depuis près d'un an, a régulièrement été critiqué par les organisations des droits humains, notamment pour le fait que le procès est conduit par une juridiction militaire contre de civils. Le 27 octobre 2025, Paul Biya avait été officiellement réélu pour un huitième mandat, deux semaines après un scrutin marqué par des tensions politiques et des arrestations. Des dizaines de personnes étaient depuis dans l’attente de leur procès. À lire aussiPrésidentielle d'octobre 2025 au Cameroun: quand les cartes sont plus «parlantes» que les chiffres NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Mis à jour 9 oct.
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