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Crise postélectorale au Cameroun : un an après, 66 condamnations prononcées par le tribunal militaire

La justice militaire tourne progressivement une page de la crise postélectorale de 2025. À l’issue de l’audience du 8 octobre 2026, le tribunal militaire de Yaoundé a condamné 66 personnes poursuivies dans le cadre des manifestations qui avaient éclaté après l’élection présidentielle du 12 octobr...

Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZvendredi 9 octobre 2026 à 15:151 vues
Crise postélectorale au Cameroun : un an après, 66 condamnations prononcées par le tribunal militaire
La justice militaire tourne progressivement une page de la crise postélectorale de 2025. À l’issue de l’audience du 8 octobre 2026, le tribunal militaire de Yaoundé a condamné 66 personnes poursuivies dans le cadre des manifestations qui avaient éclaté après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Les prévenus ont été reconnus coupables de plusieurs infractions, notamment propagation de fausses nouvelles, rébellion, attroupement et défaut de carte nationale d’identité. Les peines prononcées vont de six mois d’emprisonnement avec sursis à quinze mois de prison ferme, selon les informations rapportées par RFI. Pour une partie des condamnés, ces décisions pourraient déboucher sur une remise en liberté prochaine. Plusieurs d’entre eux ont déjà passé en détention une durée supérieure ou proche des peines qui leur ont été infligées. En revanche, les personnes condamnées aux peines les plus lourdes devront encore purger plusieurs mois d’emprisonnement. La défense ne compte toutefois pas s’arrêter à ce jugement. Les avocats des condamnés ont annoncé leur intention d’exercer les voies de recours afin d’obtenir une révision des décisions rendues. Si ce verdict marque une étape importante, il ne met pas un terme à l’ensemble des procédures ouvertes après la crise postélectorale. Plusieurs autres personnes interpellées dans le même contexte demeurent en détention dans l’attente de leur procès, près d’un an après leur arrestation. Une crise post-électorale que le Cameroun n’est pas prêt d’oublier La crise avait éclaté à la suite de la proclamation, le 27 octobre 2025, des résultats de l’élection présidentielle confirmant la victoire de Paul Biya. Ce scrutin, vivement contesté par une partie de l’opposition réunie autour de la candidature d’Issa Tchiroma Bakary, avait donné lieu à plusieurs jours de manifestations dans différentes villes du pays. Les forces de maintien de l’ordre avaient rapidement repris le contrôle de la situation, mais ces événements s’étaient accompagnés de nombreuses arrestations, de destructions de biens publics et privés ainsi que de multiples procédures judiciaires. Après cette séquence politique, Issa Tchiroma Bakary avait quitté le Cameroun pour s’installer en Gambie après un bref séjour au Nigeria. Parmi les arrestations les plus marquantes, figuraient en bonne place celles du Pr Jean Calvin Aba’a Oyono, Anicet Ekane et Djeukam Tchameni. Le premier a recouvré sa liberté, le second est mort en détention, tandis que le troisième reste toujours écroué.
Mis à jour 9 oct.
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