Détournement présumé de carburant à la police : Aristide Mono dénonce « un régime qui a le vol dans le sang »
Le dossier du présumé détournement de carburant destiné aux services de police cristallise l’attention. Alors que l’information judiciaire ouverte par le Tribunal criminel spécial (TCS) se poursuit, Aristide Mono a réagi avec virulence dans une publication diffusée sur Facebook ce 14 octobre 2026...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZmercredi 14 octobre 2026 à 14:00

Le dossier du présumé détournement de carburant destiné aux services de police cristallise l’attention. Alors que l’information judiciaire ouverte par le Tribunal criminel spécial (TCS) se poursuit, Aristide Mono a réagi avec virulence dans une publication diffusée sur Facebook ce 14 octobre 2026. Évoquant les premiers éléments de l’enquête, l’analyste politique s’indigne de l’ampleur des quantités de carburant qui auraient disparu. « 23 millions de litres d’essence disparus ! Ce régime a le vol dans le sang. De véritables pickpockets ! », écrit-il. Cette sortie intervient au lendemain de nouvelles révélations sur cette procédure judiciaire qui vise plusieurs fonctionnaires de la Délégation générale à la Sûreté nationale. Selon les premiers éléments de l’enquête, plus de quarante policiers, parmi lesquels une dizaine de femmes, ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à un système présumé de détournement des dotations de carburant destinées aux missions opérationnelles et au fonctionnement des services de police. Les investigations portent sur un mécanisme présumé de prélèvement et de revente frauduleuse de produits pétroliers financés par l’État. Une cinquantaine de fonctionnaires auraient été auditionnés depuis le début de la procédure, les personnes mises en cause devant répondre notamment de faits présumés de détournement de biens publics, coaction et complicité. À ce stade, les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin d’établir les responsabilités individuelles et de déterminer l’ampleur exacte du préjudice subi par l’État. Les personnes placées en détention bénéficient encore de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision de justice définitive n’a été rendue. Toutefois, dans l’opinion publique, les commentaires allant de l’ironie aux dénociations les plus acerbes acerbe fleurissent.
Mis à jour 14 oct.