Dieudonné Essomba : « à 93 ans on est intrinsèquement handicapé et cela agit sur la manière de gérer l’Etat »
Cette déclaration de l’économiste et chroniqueur camerounais a été tenue sur le plateau de l’émission « Club d’Élites » sur la chaîne Vision 4 ce […]
ActuCamerounPar Armand Djaleudimanche 16 août 2026 à 13:541 vues

Cette déclaration de l’économiste et chroniqueur camerounais a été tenue sur le plateau de l’émission « Club d’Élites » sur la chaîne Vision 4 ce dimanche 16 août 2026. Elle s’inscrit dans un débat de fond sur l’impact de l’âge avancé du président de la République du Cameroun, Paul Biya (né en 1933), sur la gouvernance de l’État. Cette analyse intervient alors que le Cameroun traverse une période marquée par les longues absences prolongées du chef de l’État à l’étranger. Ce séjour prolongé en Europe alimente de vives spéculations quant à son état de santé et ravive les interrogations sur la réalité de l’exercice du pouvoir à Yaoundé. Selon lui, atteindre l’âge de 93 ans implique des contraintes physiques et cognitives incontournables qui influencent directement l’aptitude à diriger un État moderne. « M. Bidima évoque le cas du cabinet civil qui nous dit que le président Biya n’est pas malade. Nous n’avons pas parlé de maladie. La maladie est une réalité médicale. Nous parlons de handicap c’est-à-dire, à 93 ans on est intrinsèquement handicapé et cela agit sur la manière de gérer l’Etat », explique-t-il. L’économiste remet en question l’origine des fameuses « hautes instructions » présidentielles. Il suggère que l’entourage politique immédiat profite de la vulnérabilité liée à l’âge du président pour faire passer ses propres intérêts sous le sceau de l’autorité suprême « On a connu une période de gouvernance au palais où on nous parlait des hautes instructions du matin jusqu’au soir. C’est face à la réaction des gens qui ont commencé à douter sérieusement de ces hautes instructions qu’elles ont disparu », ajoute-t-il.
Mis à jour 16 août