dLocal et Western Union lancent les décaissements au Cameroun
Le Cameroun sera le premier marché testé. dLocal et Western Union, déjà liés pour les encaissements, étendent leur partenariat aux décaissements (payouts) : l’argent envoyé de l’étranger pourra arriver directement dans les portefeuilles électroniques des bénéficiaires camerounais. Pour un pays où...
237onlinePar Laurent Dibyvendredi 16 octobre 2026 à 18:19

Le Cameroun sera le premier marché testé. dLocal et Western Union, déjà liés pour les encaissements, étendent leur partenariat aux décaissements (payouts) : l’argent envoyé de l’étranger pourra arriver directement dans les portefeuilles électroniques des bénéficiaires camerounais. Pour un pays où le mobile money fait office de compte bancaire pour des millions de personnes, l’annonce n’a rien d’anodin. Reste à voir ce qui changera réellement à la réception. Ce que les deux groupes ont annoncé Le communiqué est limpide sur un point : le Cameroun ouvre la marche. Le premier corridor de décaissement opérationnel y sera lancé, avant d’autres marchés africains. La mécanique est partagée. dLocal fournit la couche technologique et la connectivité, tandis que des partenaires locaux agréés, opérateurs de réseaux mobiles ou institutions financières, exécutent les services de paiement et de décaissement dans le cadre des réglementations locales applicables. Autrement dit, ni dLocal ni Western Union ne versent eux-mêmes l’argent au Cameroun. Ce sont les acteurs locaux qui le font. Jusqu’ici, les deux entreprises travaillaient côté encaissement (collections). Le décaissement vient boucler la boucle : un partenaire unique, de l’envoi à la réception. Mohamed Touhami El Ouazzani, Vice-Président régional et Responsable Afrique chez Western Union, résume la logique : « Chez Western Union, notre priorité est toujours de faire en sorte que nos clients reçoivent leur argent de manière fiable et fluide, où qu’ils se trouvent. » Agustin Botta, Responsable EMEA chez dLocal, va plus loin : « Résoudre la moitié d’un transfert, c’est laisser la moitié du problème entière. » Le Cameroun ouvre la marche, avec le premier corridor de décaissement du partenariat. Le calendrier de mise en service et les noms des opérateurs camerounais concernés n’ont pas encore été précisés. Le portefeuille électronique, vrai enjeu au Cameroun Les deux groupes décrivent le Cameroun comme l’un des marchés les plus fragmentés de la région, fondé sur les portefeuilles électroniques. Le constat tient la route : entre les opérateurs mobiles et les établissements financiers, l’offre est éclatée, et un bénéficiaire n’a pas toujours le même service d’une ville à l’autre. Concrètement, l’annonce promet une réception directement dans les portefeuilles locaux que les bénéficiaires utilisent déjà au quotidien. Le communiqué parle d’une lacune qui sera comblée : jusqu’ici, les bénéficiaires disposaient de peu d’options fiables. La promesse de fiabilité est claire, et c’est à l’usage qu’elle se confirmera : délais de crédit, frais, disponibilité du service en zone rurale. Ces éléments viendront préciser l’offre au fil du déploiement, et c’est sur eux que les bénéficiaires jugeront le service. Reste une précision très attendue côté marché : les partenaires locaux qui exécuteront les décaissements seront communiqués ultérieurement. Pour un lecteur camerounais, c’est l’information qui compte, et elle viendra compléter l’annonce. Le communiqué mentionne des opérateurs de réseaux mobiles ou des institutions financières, ce qui laisse de la souplesse pour s’adapter aux usages locaux. Un marché de 57 milliards de dollars, et le Nigeria en ligne de mire La Banque mondiale estime que les flux de transferts d’argent vers l’Afrique subsaharienne ont atteint environ 57 milliards de dollars US en 2024. Ces fonds paient le loyer, les frais de scolarité, les soins. Pour beaucoup de familles camerounaises, ils représentent un revenu qui compte. Tout ce qui fluidifie la réception compte, et l’annonce va dans le bon sens. Le Cameroun ouvre la marche avec un premier corridor opérationnel, et d’autres marchés africains sont déjà dans le viseur des deux groupes. Les deux entreprises voient plus loin que le Cameroun. Elles envisagent d’étendre le décaissement à d’autres marchés africains, dont le Nigeria, avec des virements bancaires et des portefeuilles électroniques. Le calendrier reste à préciser, mais la direction est tracée. Le marché des transferts vers le Cameroun est dynamique, et cette arrivée de Western Union sur le décaissement local peut renforcer l’offre. Les portefeuilles électroniques ont leurs habitudes, mais davantage de choix profite en général aux bénéficiaires. Le signal est net : les acteurs mondiaux veulent accompagner le transfert de bout en bout, de l’expéditeur au bénéficiaire. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: laurentdiby@237online.com
Mis à jour 16 oct.