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Douala : Emile Blondeau, le bâtisseur de BatiBois, s’en est allé

Il avait posé ses valises au Cameroun en 1958, avec pour seul bagage son savoir-faire. Emile Blondeau est décédé le 24 octobre 2026, à quelques jours de son 95e anniversaire. Le fondateur de BatiBois, figure discrète de l’industrie du bois à Douala, laisse derrière lui un empire bâti à la force d...

237onlinePar Alain-Claude Ndommercredi 4 novembre 2026 à 10:25
Douala : Emile Blondeau, le bâtisseur de BatiBois, s’en est allé
Il avait posé ses valises au Cameroun en 1958, avec pour seul bagage son savoir-faire. Emile Blondeau est décédé le 24 octobre 2026, à quelques jours de son 95e anniversaire. Le fondateur de BatiBois, figure discrète de l’industrie du bois à Douala, laisse derrière lui un empire bâti à la force du poignet et une histoire profondément liée à celle de la ville. Franchement, peu de gens connaissent son nom, mais son œuvre est partout. Un parcours de bâtisseur Né le 29 octobre 1931, Emile Blondeau débarque au Cameroun à l’âge de 27 ans. Il commence comme simple salarié, mais l’homme a de l’ambition. Très vite, il décide de voler de ses propres ailes et crée sa propre entreprise. Le nom qu’il choisit est un programme : BatiBois. L’affaire démarre à Bonapriso, un quartier résidentiel de Douala, avant de s’étendre à Bassa, la zone industrielle. L’entreprise se spécialise dans la menuiserie, la charpente et l’aménagement intérieur. Sous sa houlette, BatiBois devient un acteur respecté du tissu industriel camerounais, contribuant à la valorisation des matériaux locaux. Le chiffre est là : des décennies d’activité sans interruption, un exploit quand on connaît les turbulences économiques du pays. Son fils Olivier et sa fille Servanne, aujourd’hui, gardent le souvenir d’un père « d’un homme de travail et d’un bâtisseur qui aura laissé son empreinte au Cameroun ». C’est le moins qu’on puisse dire. L’héritage BatiBois Pourtant, l’histoire d’Emile Blondeau ne se résume pas à une réussite commerciale. En choisissant de rester au Cameroun et d’y développer son entreprise, il a fait un pari sur l’avenir du pays. BatiBois, implantée dans la zone MAGZI de Bassa, est devenue une référence pour des générations de menuisiers et d’artisans locaux. L’entreprise a formé, directement ou indirectement, des dizaines de professionnels. Son départ pose une question : qui, aujourd’hui, reprendra le flambeau avec la même abnégation ? La famille annonce que les enfants Blondeau prennent le relais. Mais le contexte a changé. La concurrence est plus rude, les normes plus strictes. Il faudra plus que du courage pour maintenir le cap. Les obsèques d’Emile Blondeau seront célébrées dans l’intimité, selon les vœux de la famille. BatiBois, elle, continue de tourner. Une page se tourne, mais l’atelier de Bassa résonne encore du bruit des machines qu’il a lui-même installées. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 1h