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Douala : trois violeurs se rendent après l’ultimatum du grand-père

Se livrer eux-mêmes à la police plutôt que risquer une chasse à l’homme. C’est le choix qu’ont fait Nicodème T., Boniface M. et Doublot T., trois jeunes de Bonabéri, après avoir violé une étudiante de 19 ans dans la nuit du 7 août 2026 à Douala. Leur grand-père avait promis des représailles s’ils...

237onlinePar Alain-Claude Ndommercredi 12 août 2026 à 09:12
Douala : trois violeurs se rendent après l’ultimatum du grand-père
Se livrer eux-mêmes à la police plutôt que risquer une chasse à l’homme. C’est le choix qu’ont fait Nicodème T., Boniface M. et Doublot T., trois jeunes de Bonabéri, après avoir violé une étudiante de 19 ans dans la nuit du 7 août 2026 à Douala. Leur grand-père avait promis des représailles s’ils ne se dénonçaient pas. Le message a visiblement fait son effet. Une agression qui commence par un verre offert Philomène, étudiante de 19 ans, vit chez son grand-père dans le quartier Grand Hangar, à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala 4e. Elle rentrait d’une fête d’anniversaire dans la nuit du vendredi 7 août quand elle croise trois jeunes du quartier qu’elle ne connaît pas vraiment. Ils l’abordent, engagent la conversation. La jeune fille, qui les voit comme une garantie de sécurité pour rentrer chez elle, leur accorde du temps et de l’attention. Le piège se referme vite. Le trio la convainc de prendre un verre chez un quatrième complice, un certain Issa. Elle se souvient avoir bu du whisky, puis avoir été prise d’un étourdissement, presque d’un sommeil forcé. Les enquêteurs détermineront plus tard si un produit a été ajouté à sa boisson. Philomène se réveille le samedi matin dans une maison en construction du chantier voisin, dans un état qui ne laisse aucun doute sur ce qu’elle a subi. Elle appelle son grand-père, qui dépêche une moto pour venir la chercher. Un ultimatum familial qui a fait plus vite que la police Emmenée en clinique, l’adolescente raconte tout à son grand-père. Elle n’a pas les noms de ses agresseurs, mais sait qu’ils sont du quartier. Et c’est là que l’histoire prend un tournant peu banal. Le vieil homme fait passer un message dans le secteur. En substance, soit les auteurs du viol se livrent, soit ils meurent. 237online.com ignore quels moyens précis ont permis à cet ultimatum d’atteindre ses destinataires, ni pourquoi ils ont choisi de le prendre au sérieux. Toujours est-il que le trio s’est présenté lundi à la police, livrant du même coup le nom du quatrième complice, Issa. Difficile de ne pas y voir un aveu implicite de leur propre peur face à la vengeance familiale, plus efficace apparemment que la procédure classique. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 12 août
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